Netanyahu interrogé pour la troisième fois par la police

La police a interrogé vendredi le premier ministre Benjamin Netanyahu pour la troisième fois consécutive pour des faits présumés de corruption qui pourraient mener à sa démission.

C'est la troisième fois que Benjamin Netanyahu répond aux questions des policiers d'une unité spéciale dans le cadre de deux enquêtes liées à la corruption, rapportent les médias israéliens.

Israel's Prime Minister Benjamin Netanyahu gestures as he speaks during a news conference in Jerusalem October 8, 2015. - Sputnik France
Netanyahu dévoile les résultats de son interrogatoire sur «des cadeaux illégaux»

L'interrogatoire a eu lieu à la résidence officielle du chef du gouvernement et a duré trois heures environ, précise le journal Haaretz.

La police travaille sur deux dossiers distincts visant le premier ministre, l'un lié aux cadeaux reçu par le chef du gouvernement d'une valeur totale de plusieurs centaines de milliers de shekels de la part d'hommes d'affaires, et  l'autre concernant la tentative de négocier une couverture journalistique plus favorable des initiatives gouvernementales avec le patron du plus grand quotidien national payant Yedioth Ahronoth.

Selon la radio publique israélienne, l'interrogatoire de vendredi portait principalement sur la seconde affaire.

Benjamin Netanyahu - Sputnik France
Israël: le Procureur réclame l'examen d'une affaire impliquant Netanyahu

S'adressant mercredi devant la Knesset, Benjamin Netanyahu a affirmé que tout le monde avait « le droit d'accepter des cadeaux de la part de ses amis proches », et qu’il n’y avait rien de plus normal pour des responsables politiques que de s'entretenir avec des propriétaires de journaux.

« L'objectif est clair: faire tomber le gouvernement (…) que je dirige, et tous les moyens sont bons », a-t-il expliqué.

Avant de poursuivre, confiant: « J'ai une nouvelle à vous annoncer: je dirigerai encore l'État d'Israël pendant de nombreuses années ».

Plus tôt, le premier ministre israélien avait déjà indiqué sur son compte Twitter que les accusations de corruption portées à son encontre étaient infondées et qu'aucune preuve n'avait été fournie.

​Dans une note publiée cette semaine, l'agence de notation Moody's a pourtant estimé que les investigations visant Benjamin Netanyahu étaient suffisamment sérieuses pour mettre un terme à son mandat de premier ministre.

Même si la loi israélienne n'oblige pas un premier ministre à démissionner en cas d’inculpations, il pourrait en revanche être poussé au départ par l'opinion publique. L'opposition réclame déjà sa démission.

De surcroît, M. Netanyahu est menacé par deux autres dossiers, dont l'un porterait sur l’implication de son avocat personnel dans l’acquisition de sous-marins de guerre allemands. Cette information n’a fait pour l’instant fait l’objet d’aucune confirmation. 


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