Quand la décision d'adoucir le ton sur Trump provoque un tollé dans la presse mainstream

© AFP 2022 NICHOLAS KAMMDonald Trump
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Après avoir massivement soutenu Hillary Clinton lors de la campagne présidentielle, les médias mainstream américains peinent à se positionner face à Donald Trump. Habitués à critiquer le nouveau président, la presse états-unienne fait la grimace face aux tentatives de certains journalistes d’adoucir le ton.

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Les journalistes du Wall Street Journal sont mécontents de la politique de Gerard Baker, rédacteur en chef du journal, qui essaie de rendre le ton plus paisible et moins conflictuel dans les articles concernant le président américain Donald Trump, annonce le New York Times.

Selon le New York Times, lors d'une réunion de Gerard Baker avec les employés du Wall Street Journal, le rédacteur en chef a conseillé à tous ceux qui soutenaient une approche plus oppositionnelle dans la couverture des activités de l'administration Trump, de se trouver un nouvel emploi.

« Je suis un peu agacé quand j'entends dire que nous sommes trop tendres envers Donald Trump », a déclaré Gerard Baker lors de la réunion, cité par le New York Times.

La situation s'est aggravée à la rédaction du Wall Street Journal, il y a deux semaines, quand Baker a demandé à ses employés d'éviter l'expression « sept pays dont la population est majoritairement musulmane», en référence au décret du président américain sur l'immigration.

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Expliquant sa position, Gerard Baker a précisé que l'« expression était surchargée [sémantiquement] », et ajouté que le décret portait non sur des pays à population « majoritairement musulmane », mais sur des États qui figurent sur la liste des pays à risques, rédigée encore sous l'administration Obama.

Il est évident que le rédacteur en chef du Wall Street Journal n'essaie pas de faire à tout prix des louanges à Donald Trump. Son intention est d'être objectif.

Interrogé sur la chaîne NBC, Gerard Baker a affirmé que, si les déclarations de Donald Trump étaient souvent « contestables », « il est de la responsabilité du journal de présenter simplement l'ensemble des faits et de laisser le lecteur se faire sa propre opinion ».

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Habituée à critiquer le nouveau président, la presse américaine s'attaque souvent à sa famille. Ainsi, depuis son arrivée à la Maison Blanche, la nouvelle première dame a fait l'objet de nombreuses critiques, que ce soit pour son discours plagiant celui de Michelle Obama ou son absence dans les premières semaines de Donald Trump en tant que président. Mais récemment, un journaliste du New York Times a forcé le trait, déclarant que Melania était « une pute ».

La presse doit être libre, certes, mais l'objectivité et la politesse n'ont pas encore été bannies de la société.

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