«L’UE est devenue un "IVe Reich"»

© Photo Andrea PavanelloLes drapeaux de l'Italie et de l'UE
Les drapeaux de l'Italie et de l'UE - Sputnik France
L’Europe traverse une grave crise économique et politique. Non seulement les frontières géographiques ont été effacées, mais également les bornes morales et les différences entre cultures. Pour l’Italie, il s’agit d’accepter l’absence de souveraineté ou de s’accorder avec Moscou et Washington, estiment des experts interrogés par Sputnik.

La crise économique européenne plonge ses racines dans les années 1960-70. En Italie, la récession a influé sur la situation démographique : le PIB ne peut pas croître si la population ne croît pas. L'apparition de l'euro dans les années 1990 a porté un « coup mortel » à l'Italie, entraînant la désindustrialisation du pays. Mais c'est en 2008 que le coup fatal lui a été assené, lorsque les États-Unis ont nationalisé les dettes des personnes physiques, ce qui a eu pour conséquence de doubler la dette nationale, estime le journaliste italien Marcello Veneziani.

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Les frontières s'effacent aujourd'hui en Europe, dit-il. Cependant, sans bornes, la société peut s'élargir à des dimensions immensurables.

Pour sa part, l'économiste Alberto Bagnai est d'avis qu'à notre époque seules les transnationales jouissent d'une souveraineté, non le peuple.

Cependant, les relations entre le « boss » — c'est-à-dire les États-Unis — et son représentant plénipotentiaire l'Allemagne sont en train de changer, a-t-il raconté à Sputnik. L'Italie, selon lui, doit saisir l'occasion et marchander de meilleures conditions pour Rome.

À son avis, l'Italie peut soit bouger vers l'Union européenne, déjà devenue un « Quatrième Reich », ce qui déplaît à Washington, soit récupérer un peu d'autonomie, en s'accordant avec la Russie et les États-Unis.

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