Chroniqueur du NYT: «M. Trump, utilisez Daech pour lutter contre la Russie!»

© Sputnik . Andrei Stenine / Aller dans la banque de photosDrapeau de Daech
Drapeau de Daech - Sputnik Afrique
Le journaliste Seth Frantzman, qui publie régulièrement des commentaires critiques sur la situation actuelle au Proche-Orient, exprime ses inquiétudes à propos d’un article pour le moins controversé du New York Times, dont l’auteur semble appeler Donald Trump à abandonner la lutte contre le groupe djihadiste Daech en Syrie.

Le journaliste Seth Frantzman a publié sur son blog une capture d'écran d'un article de Thomas Friedman Why is Trump fighting ISIS in Syria (Pourquoi Trump lutte-t-il contre Daech en Syrie), paru le 12 avril dans le New York Times (NYT). Dans son papier, le chroniqueur affirme que la lutte contre Daech en Syrie ne serait pas dans les intérêts de Washington:

« Trump devrait vouloir vaincre Daech en Irak. Mais en Syrie? Pas pour rien, pas maintenant. En Syrie, Trump devrait laisser Daech être le mal de tête d'Assad, de l'Iran, du Hezbollah et de la Russie, de la même façon que nous avons encouragé les moudjahidines à saigner la Russie en Afghanistan. »

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D'après le chroniqueur, bien que la lutte contre Daech soit indispensable à l'échelle mondiale, il faut être conscient du fait que le groupe terroriste exerce son contrôle sur l'Irak de l'Ouest et la majeure partie du territoire syrien.

« Leur but (de Daech, ndlr) est de lutter contre le régime de Bachar el-Assad et ses alliés en Syrie et contre le régime chiite pro-iranien en Irak », fait remarquer M. Friedman.

À l'en croire, la guerre en Syrie devrait être menée sur deux fronts: les rebelles modérés d'un côté et le groupe djihadiste Daech de l'autre. Dans le cas où les États-Unis viennent à bout de Daech en Syrie, ils risquent de « réduire la pression exercée sur Assad, l'Iran, la Russie et le Hezbollah et de leur donner ainsi la possibilité d'étouffer l'opposition modérée », souligne le chroniqueur.

Commentant cette publication, le journaliste Frantzman s'est indigné du fait qu'un tel article ait pu paraître dans un journal de référence et pis encore, dans le NYT.

« Parmi tous les groupes terroristes susceptibles de devenir le problème de quelqu'un d'autre, pourquoi est-ce que Daech, après tant d'années de génocide, devrait échapper à ses responsabilités? (…) personne n'a encore compris que cela ne marche pas de travailler avec djihadistes et extrémistes? », a fustigé M. Frantzman.

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Le journaliste a en outre particulièrement insisté sur le fait que Daech ne faisaient pas partie des islamistes modérés, tels que le Hamas ou les Frères musulmans: hormis d'innombrables massacres de masse, Daech « est à l'origine de la destruction de centaines de monuments culturels », a-t-il souligné.

« Est-ce que tout le monde a oublié qu'ils ont brûlé vifs et décapité des milliers de personnes? (…) Comment est-ce que quelqu'un pourrait les laisser faire? », a conclu le journaliste.

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