Mémorandum Russie-USA sur la Syrie: pas de reprise pour l’instant

© Sputnik . Mikhail Voskresenskiy / Aller dans la banque de photosFrappe US contre la base aérienne de Shayrat en Syrie
Frappe US contre la base aérienne de Shayrat en Syrie - Sputnik Afrique
Moscou n'a pas encore repris le mémorandum sur la prévention des incidents en Syrie, suspendu après les frappes aériennes américaines dans ce pays, mais les contacts continuent.

L'échange d'informations entre Washington et Moscou sur la Syrie n'a pas été interrompu, mais Moscou n'annonce pas la reprise du mémorandum sur la prévention des incidents en Syrie, a déclaré aux journalistes vendredi le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov.

« Le volume de l'échange d'informations est déterminé, selon ma compréhension, en fonction de la situation actuelle », a-t-il expliqué.

Kremlin - Sputnik Afrique
Poutine prêt à revenir au mémorandum Russie-USA en Syrie
Le mémorandum a été suspendu suite aux frappes américaines contre la Syrie effectuées le 7 avril en réponse aux attaques présumées contre la province d'Idlib. Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a alors déclaré que le document n'avait plus de sens et qu'il n'y aurait plus d'échanges d'informations sur les frappes en Syrie, même si ces échanges restent techniquement possibles.

Plus tard, à l'issue des négociations avec le secrétaire d'État américain Rex Tillerson, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a fait savoir que le chef de l'État russe, Vladimir Poutine, avait confirmé la volonté de la Russie de revenir au mémorandum sur la prévention des incidents en Syrie.

A warplane which activists say belongs to the Russian forces flies in the sky over the southern countryside of Idlib, Syria October 2, 2015 - Sputnik Afrique
Moscou suspend le mémorandum avec les USA sur la sécurité des vols en Syrie
Mardi 4 avril, une frappe aérienne sur la ville de Khan Cheikhoun dans la province d'Idlib, en Syrie, a été suivie par l'intoxication aux produits chimiques de nombreux habitants.
Des sources locales proches de l'opposition font état de 80 morts et de 200 blessés et en imputent la responsabilité aux forces gouvernementales syriennes. Celles-ci rejettent ces accusations et expliquent que le bombardement aérien sur Khan Cheikhoun a touché un entrepôt d'armes chimiques appartenant à des groupes terroristes, dont les agents actifs ont alors contaminé la population.

Les autorités russes exigent une enquête impartiale sur cette affaire avec l'implication de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC). En l'absence d'une telle enquête, l'origine de l'intoxication aux produits chimiques des habitants de Khan Cheikhoun reste donc controversée.

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