Quand Trump et Erdogan forment un front uni contre Assad

Donald Trump a félicité lundi par téléphone son homologue turc Recep Tayyip Erdogan pour sa victoire au référendum sur l’accroissement de ses prérogatives et lui a rappelé au passage de tenir le président syrien Bachar el-Assad «responsable de ses actes», en référence à l’attaque chimique d’Idlib.

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Quand Melania place la main de Trump là où elle devrait être (Vidéo)
Donald Trump « a parlé aujourd'hui avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour le féliciter de sa récente victoire au référendum » de dimanche 16 avril dernier, a indiqué la Maison-Blanche dans un communiqué, confirmant une conversation téléphonique dévoilée quelques heures plus tôt par l'agence d'État turque Anadolu.

Lors de cet échange, MM. Trump et Erdogan ont également évoqué « l'action des États-Unis en réponse à l'usage d'armes chimiques par le régime syrien », a précisé la Maison-Blanche, dans une allusion aux tirs de Tomahawks américain du 7 avril sur la base aérienne syrienne d'Al-Chaayrate.

« Le président Trump a remercié Erdogan de soutenir cette action des États-Unis, et les dirigeants ont convenu de l'importance de tenir le président syrien Bachar el-Assad pour responsable de ses actes », a ajouté la Maison-Blanche.

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Fier de sa politique extérieure, Donald Trump pointe du doigt Barack Obama
Donald Trump a surpris le monde entier, le 7 avril, en ordonnant le bombardement d'une base aérienne en Syrie, en représailles à l'attaque chimique perpétrée quelques jours plus tôt. Pourtant l'ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, Nikki Haley, déclarait quelques jours auparavant que le retrait du pouvoir du Président syrien Bachar el-Assad n'était plus une priorité pour son pays. En outre, durant la campagne de l'élection présidentielle américaine, le candidat Trump n'avait cessé de dénoncer l'interventionnisme et le « droit d'ingérence humanitaire » chers à sa rivale, Hillary Clinton.

Les États-Unis ont effectué, dans la nuit du 6 au 7 avril, une frappe de missiles contre la Syrie, accusant le gouvernement de Bachar el-Assad d'avoir eu recours à des armes chimiques à Khan Cheikhoun, où, selon des sources locales proches de l'opposition, une attaque aurait fait 80 morts et de 200 blessés. La Russie a critiqué la démarche de Washington et a réclamé des preuves de l'implication de Damas dans cette attaque présumée.

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