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Fitch: la rupture des relations diplomatiques avec le Qatar n'affecte pas sa notation

© REUTERS / Hamad I MohammedLa embajada de Catar (imagen referencial)
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La décision de certains pays de rompre les relations diplomatiques avec le Qatar n'affecte pas sa notation de la dette, a annoncé l'agence de notation Fitch.

Lundi 5 juin, l'Egypte, l'Arabie saoudite, Bahreïn et les Emirats arabes unis ont annoncé la rupture des relations diplomatiques avec le Qatar, accusant Doha de soutenir des organisations terroristes et de déstabiliser la situation au Moyen-Orient. Les autorités de l'est de la Libye, du Yémen, ainsi que des Maldives et de Maurice ont également annoncé par la suite la rupture des relations diplomatiques avec le Qatar.

« La décision de plusieurs gouvernements, y compris l'Arabie saoudite et les EAU, de rompre les relations diplomatiques et économiques avec le Qatar n'impacte pas directement la note de la dette du Qatar », annonce le communiqué. Actuellement l'agence attribue au Qatar une note de la dette qatarie AA avec un pronostic stable.

Un impact à long terme

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Fitch souligne que si ce litige perdurait, les conséquences économiques et financières seraient plus conséquentes pour le Qatar. Cependant, l'impact potentiel sur la note du pays dépendra de plusieurs facteurs, dont la réaction politique du Qatar et le maintien de la stabilité politique intérieure.

L'agence suppose que les pays impliqués dans ce litige chercheront à éviter un long conflit avec le Qatar. « La position souveraine très importante du capital étranger au Qatar devrait lui permettre de gérer les perturbations macroéconomiques temporaires », indique l'agence.

Les secteurs économiques intérieurs

Les exportations de gaz qatari aux EAU par le gazoduc Dauphin ne devraient pas subir de changement, sachant que le pays a la possibilité de rediriger les exportations via les itinéraires maritimes internationaux. La fermeture des frontières et la perte des axes d'importation, si elles étaient longues, entraîneront une hausse de l'inflation, car la plupart des produits alimentaires sont importés d'Arabie saoudite ou via celle-ci, écrit Fitch. Les grands projets d'infrastructure pourraient être reportés ou leur coût sera réévalué si la livraison de matériaux de construction des EAU cessait.

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Par ailleurs, le secteur touristique qatari pourrait être affecté par la perte des visiteurs du Golfe persique, qui représentent pratiquement la moitié des touristes dans le pays. Les revenus de la compagnie publique Qatar Airways chuteront à cause d'un trafic réduit et de la nécessité d'annuler les vols suite à la fermeture de l'espace aérien. La baisse globale des sentiments économiques pourrait se reflétait sur le secteur du commerce au détail et de l'immobilier, estime l'agence.

Le secteur financier

« Les conséquences pour les finances du gouvernement qatari sont floues », indique Fitch.

Comme dans d'autres secteurs économiques, le gouvernement importe directement ou indirectement une grande partie de produits et de services nécessaires. Le gouvernement peut également apporter un soutien aux secteurs économiques particulièrement touchés par les différends actuels entre le Qatar et d'autres Etats. « Cependant toute réduction de dépenses budgétaires aura un impact financier positif », estime l'agence.

Aucune des mesures annoncées pour l'instant ne vise clairement le secteur financier du Qatar, souligne l'agence.

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« Fitch sait que parmi les comptes de non-résidents dans les banques commerciales du Qatar ( près de 25 % du total ) une partie significative revient aux pays du Conseil de coopération du Golfe ( CCG ). En cas d'un soudain reflux de ces comptes cela pourrait nécessiter des injections liquides de la Banque centrale, ce qui pourrait exercer une pression supplémentaire sur les dépenses pour le financement et entraîner le ralentissement de la croissance du financement par crédits », note l'agence.

Fitch suppose que toutes les parties chercheront à régler au plus vite ce conflit. « Mais il existe une grande part d'incertitude », conclut l'agence.

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