Nomination de Ferrand, un «fait du prince» de la part de Macron

La nomination de Richard Ferrand à la présidence du groupe REM, à l'Assemblée nationale, relève de l'arbitraire, estime le secrétaire départemental de LR en Isère.

Richard Ferrand, General Secretary of the political movement En Marche !, or Onwards !, leaves the campaign headquarters of French President Elect Emmanuel Macron after results in the second round vote of the 2017 French presidential elections, in Paris, France, May 7, 2017. - Sputnik France
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Pour Alexandre Roux, secrétaire de la fédération des Républicains en Isère, l'éventuelle nomination de Richard Ferrand au poste de président du groupe LREM à l'Assemblée nationale serait un geste plutôt maladroit du nouveau chef d'État français.

«Quand on parle d'exemplarité en politique, c'est étonnant que M.Macron, qui nous parle constamment du renouvellement de pratiques politiques, nomme lui-même le président du groupe majoritaire à l'Assemblée nationale», a déclaré M.Roux dans un entretien accordé à Sputnik.

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Il rappelle qu'avant cette Assemblée les députes votaient eux-mêmes pour élire le président de leur groupe.

«Là, il semblerait qu'Emmanuel Macron utilise le fait du prince pour nommer le président du groupe LREM. Je suis troublé par ce genre de pratiques», souligne l'interlocuteur de l'agence.

Toujours d'après lui, la majorité présidentielle se montre «inexpérimentée»: «on voit beaucoup de nouvelles têtes» au sein de l'Assemblée.

«Je m'interroge sur la capacité des députes de LREM de pouvoir s'opposer à une telle pratique», conclut M.Roux.

Lundi, le Président Macron a demandé à Richard Ferrand, jusqu'ici ministre de la Cohésion des territoires et visé par une enquête préliminaire du parquet de Brest, de «briguer la présidence du groupe» LREM à l'Assemblée nationale. Le secrétaire général des Républicains Bernard Accoyer, a dénoncé ce geste, le qualifiant d'«exfiltration judiciaire».

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