Envoi d’experts à Khan Cheikhoun: l’OIAC ne peut pas, Washington ne veut pas

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Washington s’est opposé à l’initiative de Damas visant à envoyer un groupe de spécialistes dans la ville syrienne de Khan Cheikhoun pour enquêter sur l’utilisation présumée de gaz sarin.

Les États-Unis ont refusé de soutenir la proposition du gouvernement syrien sur l'envoi à Khan Cheikhoun d'experts chargés d'identifier les responsables de l'attaque aux armes chimiques survenue en avril 2017 dans cette ville syrienne, a indiqué le 3 juillet le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Faiçal Mekdad.

Quant à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC, ndlr), elle n'a pas la possibilité d'envoyer ses spécialistes sur le terrain et son enquête a été menée en Turquie, un pays hostile à Damas, a souligné M. Mekdad.

«L'OIAC n'était pas présente dans la ville de Khan Cheikhoun et Washington a rejeté nos propositions visant à envoyer un groupe d'experts à Khan Cheikhoun», a déclaré le diplomate syrien.

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Le 30 juin, après avoir interrogé des témoins et examiné des échantillons, les experts de la Mission d'établissement des faits (FFM) de l'OIAC ont constaté qu'«un grand nombre de victimes, dont certaines avaient succombé, avaient été exposées à du gaz sarin ou à une substance similaire au sarin».

L'opposition syrienne a annoncé le 4 avril qu'une attaque aux armes chimiques avait fait 80 morts et 200 blessés à Khan Cheikhoun, dans la province d'Idlib, accusant les troupes gouvernementales syriennes d'être à l'origine de la dispersion chimique. Le commandement syrien a rejeté la responsabilité de l'incident sur les djihadistes et leurs alliés. Les autorités du pays ont rappelé qu'elles n'avaient jamais utilisé des armes chimiques contre les civils et les terroristes et que l'arsenal chimique syrien avait été retiré du pays sous le contrôle de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

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Dans une interview accordée à Sputnik, Bachar el-Assad a confirmé qu'aucune attaque n'avait eu lieu et qu'il s'agissait d'une provocation visant à justifier la frappe contre la base aérienne syrienne. Il a ajouté que la vidéo publiée par le Front al-Nosra en guise de preuve affirmait que l'attaque avait été menée entre 6h00 et 6h30. Cependant, l'armée syrienne n'avait entrepris aucune opération à cette heure. Plus encore, la vidéo filmée par les Casques blancs est contraire à la version sur l'utilisation du gaz sarin: Bachar el-Assad a signalé que les secouristes n'auraient pas survécu s'ils avaient travaillé sans porter un masque et des gants.

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