La vie extraterrestre expliquée grâce à un microbe?

CC0 / Pixabay / Parc national de Yellowstone
Parc national de Yellowstone - Sputnik Afrique
Un microbe qui vit dans l’eau du parc national de Yellowstone affiche une stratégie étonnante pour puiser de l’énergie. Ce paradoxe intrigue les chercheurs et pourrait même permettre de comprendre l’existence de la vie sur d’autres planètes.

Des chercheurs des universités de l'Arizona et du Montana, dirigés par Everett Shock, étudient des microbes du parc de Yellowstone pour comprendre comment ils arrivent à survivre dans les sources thermales de ce parc. Cette connaissance pourrait les aider à comprendre les mécanismes de formes de vie hypothétiques d'autres planètes.

Et si la vie était apparue sur la terre et non dans l’eau? - Sputnik Afrique
Et si la vie était apparue sur la terre et non dans l’eau?
En effet, un microorganisme qui réside dans des sources d'eau chaude dans le parc national de Yellowstone vit et prospère dans les conditions les plus sévères de la Terre, et son étude fournit des informations précieuses sur l'habitabilité et l'adaptabilité.

Le microbe met en question ce que l'on croyait savoir sur la façon dont les microbes choisissent leurs sources alimentaires. Les chercheurs ont placé cet organisme, du genre Acidianus, en laboratoire. Là, on lui a donné le choix entre trois sources d'énergie géochimiques différentes.

Ce microbe, racontent les chercheurs, peut obtenir de l'énergie en combinant de l'hydrogène avec du soufre, de l'hydrogène avec du fer ou encore du soufre avec du fer. Dans les expériences effectuées par l'équipe, l'hydrogène et le soufre fournissaient le moins d'énergie, tandis que l'hydrogène et le fer en fournissaient le plus.

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Paradoxalement, l'organisme a affiché le meilleur développement avec le plus faible approvisionnement en énergie, et son développement a empiré avec le matériel énergétique le plus riche, ont montré les expériences.

Les scientifiques n'arrivent pas à expliquer pourquoi le microorganisme choisit une stratégie aussi étrange. Il se pourrait cependant qu'ils aient préféré avoir une source d'énergie garantie et se soient adaptés à la consommation des ressources les plus accessibles. D'autre part, il se peut que la «digestion» du fer non seulement apporte plus d'énergie, mais en nécessite aussi davantage.

Le rapport des scientifiques a été publié le 3 juillet dans Nature Geoscience.

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