Pétards, bâtons, pierres, gaz lacrymogène: le G-20 à Hambourg, c'est parti!

© AFP 2022 Odd ANDERSENRiot police use water cannon to put of burning bins as a protester waves a flag after the "Welcome to Hell" rally against the G20 summit in Hamburg, northern Germany on July 6, 2017.
Riot police use water cannon to put of burning bins as a protester waves a flag after the Welcome to Hell rally against the G20 summit in Hamburg, northern Germany on July 6, 2017. - Sputnik Afrique
Les affrontements qui ont éclaté jeudi soir entre plusieurs milliers de manifestants anti-G20 et la police à Hambourg, en Allemagne, continuent de plus belle vendredi matin.

À la veille de la réunion G20 à Hambourg, des violences ont fait 111 blessés parmi les forces de l'ordre et au moins deux parmi les protestataires, selon un nouveau bilan donné dans la nuit de jeudi à vendredi par la police, qui a interpellé cinq personnes.

© SputnikLa correspondante de Sputnik agressée par la police avec du gaz lacrymogène
La correspondante de Sputnik agressée par la police avec du gaz lacrymogène - Sputnik Afrique
La correspondante de Sputnik agressée par la police avec du gaz lacrymogène
Les incidents ont commencé dans la soirée, peu après le départ d'un cortège de 12.000 personnes, selon la police, venus protester contre le G20 à proximité immédiate du lieu du sommet.

Après plusieurs avertissements, la police a chargé la foule et fait usage de gaz lacrymogène pour disperser plusieurs centaines d'extrémistes encagoulés et habillés de noir, relate une correspondente de Sputnik sur place. 

Bouteilles, pierres, pavés et pétards ont été jetés sur les policiers qui ont riposté en déployant à plusieurs reprises leurs canons à eau.

La manifestation, qui a dégénéré, avait été organisée sous le slogan «Welcome to Hell» («Bienvenue en enfer») et arborait une banderole de tête portant le slogan «Pulvériser le G20».

© SputnikUn manifestant blessé
Un manifestant blessé - Sputnik Afrique
Un manifestant blessé
Selon les autorités, jusqu'à 100.000 manifestants devraient battre le pavé sur plusieurs jours. Un autre grand rassemblement, à l'initiative de la mouvance d'extrême gauche, est prévu samedi en fin de matinée.

La police de Hambourg, mobilisée sur toutes les fronts, ne parvient plus à gérer la situation et fait appel à la police fédérale allemande à leur accorder du soutien, relate le journal allemand Die Welt. Des manifestants ont bloqué plusieurs intersections et «corridors de transfert«, selon la même source, perturbant les déplacements des délégations des plus grands pays industrialisés et émergents.

Le syndicat de la police GdP a condamné vendredi matin «les attaques massives de groupes d'extrémistes violents», estimant que «les auto-proclamés "Black Blocks"» avaient «détourné les manifestations pacifiques de dizaines de milliers de personnes pour s'en prendre délibérément aux policiers».

Quelque 20.000 policiers venus de toute l'Allemagne ont été déployés dans la grande cité portuaire à l'occasion du sommet, face aux risques d'attentat et de débordement.

Vendredi, les manifestants entendent cette fois empêcher l'accès des chefs d'État au centre des congrès.

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