Votre inscription a été enregistrée avec succès!
Merci de cliquer sur le lien envoyé par courriel sur

Comment Daech produisait de l’essence «sale» à Mossoul

© Sputnik . Nazek MohammedDes fournaises gisent comme des épaves en plein désert
Des fournaises gisent comme des épaves en plein désert - Sputnik France
S'abonner
Profitant du manque de carburant de toutes les sortes, le groupe terroriste Daech avait mis en place sa propre production d'essence dans des fours près de Mossoul. Détenant le monopole de la production de produits pétroliers, les terroristes faisaient des profits considérables.

Daech a mis le feu aux fossés remplis de pétrole aux abords de Mossoul - Sputnik France
Aux abords de Mossoul, Daech incendie les fossés remplis de pétrole
Une centaine de grosses fournaises, auxquelles les habitants ont donné le nom de «harraka», gisent comme des épaves en plein désert dans la région d’Al Kayaran au sud de Mossoul. Des djihadistes du groupe terroriste les utilisaient pour produire de l’essence «sale».

Abu Mustafa, un habitant de cette région, a raconté dans une interview à Sputnik que l'exploitation de chacun de ces fours pourrait rapporter jusqu’à 30.000 dollars par mois.

Le harraka est un énorme réservoir d’où sortent des tubes.

© Sputnik . Nazek MohammedUne «harraka», une fournaise pour la production artisanale d'essence
Une «harraka», une fournaise pour la production artisanale d'essence - Sputnik France
Une «harraka», une fournaise pour la production artisanale d'essence

«Le premier four de ce type est apparu dans le village d’AzbaIl avait été acheté en Syrie», a raconté Abu Mustafa. «Les rumeurs  sur la présence de ce four se sont propagées rapidement et des artisans locaux ont commencé à fabriquer quelque chose de similaire. Presque tous les forgerons sont capables de fabriquer ces fours. Des terroristes commandaient des harrakas pour eux-mêmes», a-t-il ajouté.

D’après l’interlocuteur de Sputnik, le prix d'un tel four ne dépassait pas les 800 dollars. Ils ont été fabriqués directement sur place à Mossoul ou achetés en Syrie.

© Sputnik . Nazek MohammedUne «harraka», une fournaise pour la production artisanale d'essence
Une «harraka», une fournaise pour la production artisanale d'essence - Sputnik France
Une «harraka», une fournaise pour la production artisanale d'essence

Le four fonctionne de la façon suivante: la cuve est remplie de pétrole et chauffée pendant 24 heures. C’est le premier chauffage. Une fois la température requise atteinte, on récupère d’abord environ 220 litres d'essence de haute qualité Ensuite, on obtient du pétrole de mauvaise qualité, qui trouve tout de même ses acheteurs. Enfin, on retire de la cuve du gazoil. À la fin de l’opération, il ne reste qu’un liquide gluant et lourd qui sert comme matière incendiaire.

In this photograph taken on April 27, 2015, Afghan farmers harvest opium sap from a poppy field in Panjwai District of Kandahar province - Sputnik France
Après le pétrole, l’opium, nouvelle source de financement de Daech
Les terroristes vendaient leur pétrole aux propriétaires de ces fournaises au prix de 20 à 30 dollars le baril. Après déduction des coûts d'expédition, d'électricité, de nettoyage des fournaises après le processus de production et autres coûts associés, chaque baril de pétrole brut générait en moyenne 200 dollars du bénéfice net.

Tenant compte que beaucoup de gisements pétroliers étaient sous le contrôle des terroristes, leurs revenus étaient encore plus élevés, car ils ne devaient pas payer la matière première.

Fil d’actu
0
Les plus récents d'abordLes plus anciens d'abord
loader
EN DIRECT
Заголовок открываемого материала
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала