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Ce qui pousse l'Iran et la Turquie à mener une opération militaire conjointe

© AFP 2021 BULENT KILICA Turkish soldier uses binoculars to check the Syrian border near the Mursitpinar border crossing on the Turkish-Syrian border in the southeastern town of Suruc, Sanliurfa province, on October 4, 2014
A Turkish soldier uses binoculars to check the Syrian border near the Mursitpinar border crossing on the Turkish-Syrian border in the southeastern town of Suruc, Sanliurfa province, on October 4, 2014 - Sputnik France
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Prévenir la propagation des idées séparatistes parmi les Kurdes de leurs pays et contrecarrer les projets des États-Unis au Proche-Orient - un expert livre à Sputnik sa vision des objectifs qui poussent Ankara et Téhéran à s'unir contre le PKK.

A Syrian boy rides a bike adorned with a Syrian flag as Syrians families, who were displaced from east Aleppo last month, return to their homes in the Hanano district of eastern Aleppo, Syria, Sunday, Dec. 4, 2016. - Sputnik France
La Russie, la Turquie et l'Iran réparent les erreurs des USA
Le Président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré avoir évoqué avec le chef de l'état-major de l'armée iranienne Muhammed Bakiri la possibilité d'une opération conjointe contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Mais quel serait l'objectif d'une telle démarche? Pour obtenir une réponse à cette question, Sputnik s'est adressé au politologue et spécialiste du Proche-Orient Emad Abchenas.

Le fait que le Président du gouvernement régional du Kurdistan irakien Massoud Barzani insiste sur la tenue d'un référendum sur l'indépendance peut motiver une telle opération. Toutefois, de nombreuses autres raisons peuvent s'y ajouter, estime l'expert.

«Si le référendum sur l'indépendance des Kurdes se tient, cela compliquera la situation dans les régions kurdes en Iran et en Turquie, ce qui pourrait y semer le chaos. La politique des États-Unis destinée à armer les Kurdes ne fera qu'aggraver la situation. L'Iran et la Turquie redoutent que les Kurdes ne s'émancipent du contrôle des États-Unis et que leurs armes ne tombent aux mains de groupes qui leur sont hostiles. Cela a souvent été le cas en Afghanistan, en Libye et dans d'autres pays où l'Amérique contrôlait d'abord des groupuscules, puis perdait ses leviers d'influence sur eux», relate-t-il.

Soldats de l'YPG - Sputnik France
Les Kurdes syriens n’excluent pas un conflit ouvert avec la Turquie
Le soutien matériel apporté à des groupes hostiles à l'Iran ont fait que des formations, dont le Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK), ont attaqué des gardes-frontières iraniens, explique l'expert. Et d'ajouter que la plupart des terroristes arrêtés, dont ceux ayant mené une attaque contre le parlement iranien et le mausolée de Khomeiny en juin dernier, ont avoué avoir reçu des armes des mains des Kurdes.

«Pour cette raison nous pouvons dire que l'Iran est autant préoccupé par les déplacements de ses groupes d'opposition que la Turquie par le renforcement du PKK», résume-t-il.

Ankara et Téhéran voient que Washington prépare une nouvelle opération impliquant les forces Kurdes près de la ville syrienne d'Idlib. «Pour tenir tête aux projets américains, pour ne pas être à l'avenir victime de leurs plans, l'Iran et la Turquie doivent coopérer dans la région. Ces mesures indispensables doivent être prises avant que les Kurdes ne se réveillent et ne comprennent que les États-Unis ne sont pas un pays qui se soucie de leurs intérêts», a-t-il conclu.

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