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Les Japonais appelés à se réfugier dans des abris souterrains

CC0 / Pixabay / Japon
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Les habitants de la ville japonaise de Hokkaido ont été informés par téléphone et via haut-parleur du danger que représentait le missile tiré récemment par Pyongyang mais les militaires japonais n'ont pas tenté de l'intercepter.

Le premier ministre japonais Shinzo Abe a qualifié ce lancement de «menace sans précédent» et s'est assuré le soutien du président américain Donald Trump à l'occasion d'un entretien avec lui. Toutefois, comme le missile ne volait pas en direction des États-Unis, le locataire de la Maison blanche serait considéré comme un agresseur s'il ordonnait une attaque militaire. D'après les experts, ce lancement était une réponse de Pyongyang aux exercices conjoints USA-Corée du Sud. Selon le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

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Selon le ministre japonais de la Défense Itsunori Onodera, les forces d'autodéfense n'ont pas abattu le missile car il ne présentait pas de menace directe pour le territoire du pays: il s'est finalement échoué dans l'océan Pacifique. Il ne visait pas non plus l'île américaine de Guam, même si le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un avait récemment déclaré étudier une telle possibilité.

D'après le magazine Time, le dirigeant nord-coréen a placé son homologue américain dans une position difficile. En effet, tout acte de représailles est rendu problématique dans la mesure où le missile ne représentait pas une menace évidente pour les forces américaines. S'il prenait la décision d'attaquer, le chef des armées US passerait pour un agresseur.

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D'un autre côté, une absence de réaction de la part de Washington apparaîtrait comme un affaiblissement de l'alliance avec Tokyo.

Pékin avait suggéré un «double gel»: Washington et Séoul suspendraient leurs manœuvres conjointes (67.500 hommes y participent actuellement) et reviendraient sur la question du déploiement du système antimissile THAAD en Corée du Sud, et Pyongyang cesserait les essais nucléaires et balistiques.

Du point de vue des observateurs occidentaux, un double gel n'est pas réalisable. «Comment la Corée du Sud, alors que son existence est menacée, peut-elle se transformer en un pays encore plus vulnérable en sapant ses capacités de répondre au Nord?», s'interroge Daniel Pinkston, spécialiste de l'Asie orientale à l'université Troy en Corée du Sud.

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Mais Alexandre Vorontsov, responsable du département de la Corée et de la Mongolie à l'Institut d'études orientales affilié à l'Académie des sciences de Russie, pense que ces observateurs couvrent les responsables de la tension: «Partout on cherche la cause première chez les autres. Mais on refuse de regarder chez soi. Après tout, le lancement du missile est une réponse aux manœuvres d'envergure des USA et de la Corée du Sud. Cela reste hors cadre, même si c'est évident. Cela arrive toujours. Des manœuvres se déroulent. Le Nord réagit. Parfois des incidents dangereux se produisent.»

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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