Focus «confond» ironie et insulte en parlant de Poutine

© Sputnik . Dmitry Astakhov / Aller dans la banque de photosAngela Merkel et Poutine
Angela Merkel et Poutine - Sputnik France
Le magazine allemand Focus a écrit à propos d’Angela Merkel: «Bien sûr, elle a peur du chien de Poutine, mais elle n’a certainement pas peur d’un chien nommé Poutine». Après avoir insulté le Président russe, le média a évoqué un simple jeu de mots. «Cette phrase était ironique», s’est justifié le magazine auprès de Sputnik.

La réputation de Focus remise en question

«Cela ne va pas de qualifier le Président d'un autre pays de chien», explique Franco de Leonardes, de Bavière, dans une interview à Sputnik, tenant à souligner que Focus n'est «pas un magazine satirique».

Moscou - Sputnik France
En insultant Poutine, un média allemand «fait de l'ombre» à sa propre réputation
Franco de Leonardes et sa famille lisent ce titre depuis plusieurs années, cependant le choix du vocabulaire pour parler de M.Poutine a complètement changé leur avis sur le magazine. Lecteur fidèle, l'homme ne veut plus entendre parle de ce magazine:

«Une forte baisse du niveau. Tout simplement incroyable. Je renonce à mon abonnement. Quelque chose comme ça est simplement ridicule», a-t-il commenté sur sa page Facebook.

«Celui qui a écrit ça n'est pas un journaliste, selon moi», a poursuivi l'Allemand.

«C'est tout simplement de l'ironie», assure Focus

Russlands Präsident Wladimir Putin in Abchasien - Sputnik France
Ambassade russe en Allemagne: le magazine Focus doit s'excuser pour son insulte de Poutine
Pourtant, la rédaction de Focus a essayé de se justifier expliquant qu'il ne s'agissait qu'une simple blague et de l'humour purement allemand. Le média a même tenté d'expliquer son «jeu de mots»… auquel il manquait apparemment certains mots.

Ainsi, selon Focus, l'expression «harter Hund» signifie «un dur à cuire»… le seul problème est que seul était écrit en rouge sur fond blanc «Hund», ce qui se traduit uniquement par «chien».

«Ce que vous appelez "un jeu ironique des mots", est également perçu en Allemagne par les Allemands natifs comme une insulte évidente. Dans les temps troublés que nous connaissons actuellement, il est particulièrement important, y compris pour les relations bilatérales germano-russes, de réfléchir à chaque mot que l'on prononce», a résumé Denis Mikerin, attaché de presse de l'ambassade de Russie à Berlin.

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