Les Kurdes prêts à défendre Kirkouk contre l'armée irakienne, selon le «Staline Kurde»

© Sputnik . Hikmet DurgunKadın Peşmergeler, Kerkük
Kadın Peşmergeler, Kerkük - Sputnik Afrique
Les Peshmergas kurdes disposés à Kirkouk sont prêts à défendre la ville si l’armée irakienne tente d’y entrer, a déclaré à Sputnik leur commandant Hussein Yazdanpanah, également appelé le «Staline kurde», pour sa ressemblance frappante avec le dirigeant soviétique.

Alors que le Parlement irakien a pris la décision d'introduire son armée à Kirkouk suite à un référendum proclamant l'indépendance du Kurdistan irakien, le commandant des Peshmergas, Hussein Yazdanpanah, surnommé le «Staline kurde», pour sa ressemblance spectaculaire avec le dirigeant soviétique, affirme dans une interview à Sputnik être prêt à défendre la ville.

«Si l'armée irakienne entre à Kirkouk, nous lui opposerons une résistance […]. En défendant Kirkouk, des centaines de Peshmergas et de civiles ont perdu la vie. Et maintenant, les Peshmergas et les civiles sont prêts à défendre la ville jusqu'au bout. Dans ce monde, il n'existe pas de forces capables d'envahir Kirkouk et de l'enlever aux Kurdes», a-t-il déclaré.

© Sputnik . Hikmet Durgunle commandant des Peshmergas, Hussein Yazdanpanah
le commandant des Peshmergas, Hussein Yazdanpanah - Sputnik Afrique
le commandant des Peshmergas, Hussein Yazdanpanah

Hussein Yazdanpanah a également souligné que les autorités irakiennes ont toujours eu une attitude négative envers les Kurdes, restreignant leurs droits.

«Les Kurdes ne veulent pas de guerre, ils souhaitent la paix et des relations fraternelles avec les pays voisins», a-t-il expliqué, ajoutant que si le Kurdistan était attaqué par l'Irak ou la Turquie, les forces des Peshmergas défendraient le peuple kurde.

image d`illustration, Kirkouk - Sputnik Afrique
Le Premier ministre irakien autorisé à déployer les troupes dans la région de Kirkouk
Toutefois, à son avis, les autorités turques ne sont pas intéressées par une détérioration des relations avec les Kurdes puisqu'Ankara possède des intérêts économiques dans le Kurdistan.

Le référendum sur l'indépendance du Kurdistan irakien, fermement condamné par le gouvernement du pays, s'est tenu le 25 septembre dernier. La population de la région autonome a voté à 92% en faveur de son indépendance. Les autorités irakiennes ont qualifié le référendum d'illégitime, soulignant qu'elles ne mèneront pas de négociations avec le gouvernement régional.

Plus tard, le Parlement irakien a demandé au Premier ministre Haider al-Abadi d'envoyer des troupes dans la région de Kirkouk, disputée entre Bagdad et le Kurdistan, en vue de reprendre contrôle des gisements pétroliers.

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