Ukraine: l'Europe commence à perdre patience, selon Die Welt

© Sputnik . Ramil Sitdikov / Aller dans la banque de photosDrapeaux de l'Ukraine et de l'Union européenne à Kiev
Drapeaux de l'Ukraine et de l'Union européenne à Kiev - Sputnik Afrique
Les États-Unis intensifient leur soutien à l’Ukraine, tout en durcissant les sanctions contre Moscou. L’Europe, en revanche, manifeste un désir croissant de s’entendre à nouveau avec la Russie sur Kiev, estime le quotidien Die Welt.

«Alors que, malgré des craintes différentes, les États-Unis ont renforcé leur soutien à l'Ukraine sous le nouveau gouvernement, et bien que le Congrès américain ait durci les sanctions contre Moscou, le désir de l'Europe de s'entendre à nouveau avec la Russie le plus vite possible va croissant. Présenter la situation en Ukraine pire qu'elle ne l'est en réalité sert de préparation psychologique pour cela», estime Richard Herzinger, commentateur du quotidien allemand Die Welt.

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Aujourd'hui, alors que l'attention de l'opinion publique mondiale est concentrée sur le nucléaire coréen, les aspirations de la Catalogne à l'indépendance ou les lois sur les armes aux États-Unis, la question ukrainienne défraie rarement la chronique, note l'auteur. L'opinion publique européenne la considère de plus en plus comme un problème voire comme un fauteur de troubles, selon lui.

La guerre dans l'est du pays se poursuit, aggravant les discussions sur la voie que devrait suivre l'Ukraine. Leur résultat pourrait être définitif non seulement pour son avenir, mais pour celui de l'Europe entière. D'autre part, le gouvernement ukrainien ressent une pression croissante non seulement sur la scène politique internationale, mais aussi à l'intérieur du pays, où les réformes, trop lentes, sont de plus en plus critiquées, ajoute-t-il.

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Moscou, de son côté, a gêné l'Europe avec son initiative d'introduire des casques bleus onusiens en Ukraine, initiative rejetée cependant par les États-Unis et l'UE. Mais ces derniers sont désormais obligés de proposer leur propre variante d'une telle mission de maintien de la paix. Or, pour assurer la sécurité sur la totalité de l'est de l'Ukraine, un contingent d'environ 40.000 soldats sera nécessaire. Mais les pays occidentaux, en premier lieu européens, ne souhaiteront pas participer à une telle mission et y engager leurs propres forces militaires. L'affaire serait donc renvoyée aux calendes grecques, conclut l'auteur.

Le Président russe et la Chancelière allemande voient d'un bon œil l'initiative de dépêcher des forces de l'Onu dans le Donbass, ont annoncé Moscou et Berlin à l'issue d'un entretien téléphonique entre Vladimir Poutine et Angela Merkel. Les autorités françaises, de leur côté, se disent prêtes à examiner la proposition russe, a déclaré le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian lors d'une conférence de presse à Moscou.

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