Daech vaincu, la France ne quittera pas d’emblée la Syrie et l’Irak

Après la victoire définitive sur les terroristes de Daech, les autorités françaises n’entendent pas réduire immédiatement leur présence en Syrie et en Irak, a annoncé Florence Parly, ministre des Armées, répondant aux questions du Monde.

Alep - Sputnik Afrique
Le nombre de civils tués dans les bombardements de la coalition anti-Daech s’élève à 624
Les missions de l'armée française en Syrie et en Irak ne seront pas accomplies même après la défaite finale des djihadistes, le risque de développement de nouveaux mouvements terroristes étant toujours présent dans la région, a déclaré Florence Parly, ministre des Armées, dans un entretien accordé au Monde.

«Le lien entre la menace terroriste djihadiste sur notre territoire et le vivier potentiel de menaces que constituera encore cette région dans le futur laisse penser que nous ne quitterons pas cette région du jour au lendemain.»

La ministre a en outre souligné que dans le Livre blanc de 2013, le terrorisme n'était pas mentionné en tant que tel.

«Le terrorisme, menace majeure, est systématiquement qualifié de djihadiste. C'est une réalité du contexte de sécurité dans lequel nous vivons aujourd'hui, et dont nous n'avions certainement pas pris la mesure alors que Daech ne s'était pas encore implanté en Syrie et en Irak.»

Le Président syrien Bachar el-Assad a mis en doute à plusieurs reprises l'efficacité de la coalition internationale anti-Daech, y compris de la France, dans la lutte contre le terrorisme. D’après lui, «toute opération militaire en Syrie sans l’aval du gouvernement syrien est illégale et […] la présence d'armées [étrangères, ndlr] sur le sol syrien n'est rien d'autre qu'une invasion».

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