L’exode des réfugiés irakiens vers le Kurdistan irakien?

© Sputnik . Hikmet DurgunIrak'taki mülteciler: Artık savaş olmasın
Irak'taki mülteciler: Artık savaş olmasın - Sputnik Afrique
De Mossoul à Erbil, l’exode des réfugiés au Kurdistan irakien est immense. Bien que les territoires soient déjà libérés du joug dévastateur de Daech, leurs maisons restent toujours vides. Les résidents d’un camp de réfugiés à Erbil révèlent au micro de Sputnik la raison pour laquelle ils n’ont pas hâte de revenir dans leurs foyers.

Des milliers de familles venant d'Irak s'installent au Kurdistan Irakien, dans des camps de réfugiés. Au micro de Sputnik, elles racontent toutes la même chose: aujourd'hui, la vie n'est pas encore redevenue normale dans leurs villes natales.

Rashit Alhem, originaire de Tall Afar, âgé de 34 ans, raconte à Sputnik comment il a réussi à s'échapper avec cinq enfants de la ville sous contrôle de Daech.

 «Si nous tombions entre les mains de Daech, les terroristes auraient tué mon frère, puisqu'il avait déjà servi dans l'armée irakienne. Les terroristes ont tué ceux qui ont servi dans l'armée irakienne ou la police fédérale. Tall Afar a été nettoyée des djihadistes, mais la ville n'est pas encore revenue à la vie normale, c'est pourquoi nous ne regagnent pas nos foyers», déclare-t-il.

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Actuellement, l'armée irakienne et les milices populaires n'autorisent à personne à retourner dans ces territoires. «Mais aussitôt qu'ils l'autoriseront, nous reviendrons tout de suite. Notre ville, notre foyer nous manque beaucoup», révèle le jeune homme.

Husen Ibrahim, un irakien de 54 ans, s'est enfui de la localité de Bartilla, dans la province de Mossoul, en 2016. Les terroristes de Daech ont tué son frère car il avait été employé par la police irakienne: «Les villageois ont dénoncé mon frère à Daech. Il a été torturé pendant 40 jours, puis égorgé à la prison. Craignant pour nos vies, nous avons fui à Erbil».

Husein confie qu'il voudrait regagner son foyer, mais qu'il n'existe plus. Selon lui, la plupart des maisons ont été détruites suite à des affrontements et les frappes aériennes des forces de la coalition.

© Sputnik . Hikmet DurgunUne famille dans le camp de réfugiés à Erbil
Une famille dans le camp de réfugiés à Erbil - Sputnik Afrique
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Une famille dans le camp de réfugiés à Erbil
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Une famille dans le camp de réfugiés à Erbil
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Une famille dans le camp de réfugiés à Erbil

Medine Milli, 43 ans et originaire de Mossoul, a pu quitter la ville après que le groupe terroriste l'a prise sous son contrôle. «Notre situation actuelle dans les murs du camp peut être qualifiée de bonne. Nous sommes Arabes, mais nous voulons rester à Erbil, parce que c'est sûr ici. Nous avons peur de retourner à Mossoul, parce que la situation n'a pas encore été normalisée», confie-t-elle au micro de Sputnik.

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Quand Daech a lancé une offensive contre El-Baaj, une ville située à la frontière irako-syrienne, Rabi Ebbas, une mère de huit enfants, a tout laissé pour sauver sa famille. Afin de gagner la Syrie, la femme a été obligée de vendre sa voiture à moitié prix pour pouvoir payer les services des transporteurs. Lors de sa fuite, la famille s'est retrouvée dans l'épicentre des affrontements entre les unités kurdes et Daech. Après neuf jours sous le pilonnage des terroristes, la femme a gagné la Syrie, mais elle a dû fuir encore une fois en raison des combats. 

«Compte tenu du fait que la situation en Syrie est difficile, il y a beaucoup d'hostilités, nous avons été contraints de retourner en Irak. En arrivant en Irak, nous nous sommes installés dans le camp de réfugiés à Erbil», raconte-elle.

Actuellement, El-Baaj est libérée de Daech, mais la situation est toujours instable, raconte la femme. De nombreux endroits abritent toujours des mines et des engins explosifs. La famille de Rabi ne peut pas encore retourner dans la ville, parce que la situation ne s'est pas normalisée. Les autorités disent que la guerre prendra bientôt fin, «mais nous n'y croyons pas vraiment, parce que l'Irak est devenu un terrain pour de grands jeux politiques», conclut l'Irakienne de 43 ans.

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