«Nous sommes en pleine guerre du faux» de l'Occident contre la Russie

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Richard Sakwa, professeur spécialiste des politiques russe et européenne, a évoqué la rhétorique antirusse qui règne dans les médias occidentaux et la guerre des «fake news». Mais «cette propagande ne marche pas», a-t-il constaté.

En marge du club Valdaï, Richard Sakwa, professeur spécialiste des politiques russe et européenne à l'Université du Kent (Royaume-Uni), s'est entretenu avec la chaîne RT des raisons de la rhétorique antirusse dans les médias occidentaux et de la guerre des «fake news» déclenchée par l'Otan contre la Russie.

«S'ils [les membres de l'Otan, ndlr] redoutaient vraiment une attaque de la Russie contre, disons, l'Estonie, ils auraient dépêché sur les lieux non pas 800 militaires, mais 8.000, voire 80.000. Nous sommes en pleine guerre du faux, ce n'est pas sérieux. Tout comme les fake news, c'est une fake war. Tout ce tapage autour des exercices Zapad 2017 témoigne de la tension présente en Occident», a-t-il déclaré.

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Toujours selon Richard Sakwa, ce tapage vise à monter l'opinion publique contre la Russie, ce qui, au final, est contre-productif.

«Toute cette propagande ne marche pas et donne très souvent un effet contraire. Personne n'y croit. Jeremy Corbyn, à la tête du Parti travailliste britannique, a rassemblé plus de 40% des voix aux élections de juin. Ainsi, 40% des votants ont jugé juste la politique intérieure et étrangère de ce parti, ont déclaré qu'ils ne voulaient ni de l'Otan ni des investissements dans le secteur militaro-industriel. Ils ont opté pour le financement du secteur de l'éducation et de la médecine », a-t-il constaté.

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