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Éducation nationale: vers une révolution conservatrice?… Le retour!

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Changements de fond ou simple toilettage? Pour débattre de l’action de Jean-Michel Blanquer à la tête de l’Éducation nationale, Jacques Sapir recevait Natacha Polony, journaliste et essayiste, spécialiste des questions de société et d’éducation et François Durpaire, maître de conférences en sciences de l’éducation à l’université de Cergy-Pontoise.

Le nouveau ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, s'est signalé par une série de déclarations où il semble vouloir rompre avec le courant que l'on nomme «pédagogiste», qui dominait l'Éducation depuis de nombreuses années. La démission du puissant responsable du conseil supérieur des programmes, M. Lussault semble donner raison à cette analyse. Quelles leçons peuvent-elles alors être tirées de la rentrée 2017?

Pour la journaliste Natacha Polony, auteur de Changer la vie- Pour une reconquête démocratique, aux Éditions de l'Observatoire, le départ de Michel Lussault est une vraie avancée. Elle insiste néanmoins sur l'extrême difficulté à réformer l'Éducation nationale:
«Tant que cette démission n'était pas intervenue, on pouvait faire le procès à Jean-Michel Blanquer de prétendre des choses différentes, du changement avec les mêmes hommes, ce qui n'existe pas et ne fonctionne pas. On peut aujourd'hui lui faire le crédit de cela et attendre la suite, sachant qu'il est très mauvais de vouloir se précipiter dans la mesure où c'est un sujet particulièrement complexe, particulièrement explosif.»

François Durpaire, estime pour sa part que le nouveau ministre de la rue de Grenelle est «ni droite ni gauche ou et droite et gauche». Selon lui, le ministre propose parfois des idées de gauche, comme «la classe de douze élèves dans les écoles de quartiers difficiles», parfois des idées de droite: «les classes latinistes et européennes qui reviennent». Le maître de conférences en sciences de l'éducation à l'université de Cergy-Pontoise et auteur notamment du livre La Fin de l'école chez PUF, fustige les débats médiatiques qui seraient caricaturaux et qui n'auraient pas de lien avec les véritables problèmes des professeurs: «en plateau télé ou en studio radio, on a des débats qu'on n'a jamais en salle des profs —les laxistes versus ceux qui sont pour l'autorité- les post-soixante-huitards, les pédagogistes. Ce n'est pas ça, dans une salle des profs.»

Retrouvez l'intégralité de l'émission en vidéo sur notre chaîne YouTube Radio Sputnik

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