«Le porno est comme la cocaïne»: l’hypersexualité, un désordre mental?

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Le désir sexuel constant est-il une maladie clinique? La question divise les scientifiques depuis longtemps. Les chercheurs américains l'affirment: de 3 à 6% de la population mondiale souffre d'un véritable désordre hypersexuel.

Condition clinique ou non? Les opinions des scientifiques divergent sur la question de savoir si la dépendance sexuelle doit être considérée comme un désordre mental. Les chercheurs américains de l'University of New England et canadiens du Centre for Addiction and Mental Health ont découvert que de 3 à 6% de la population mondiale souffrait de ce que les scientifiques appellent un désordre hypersexuel.

Leur niveau d'activité sexuelle peut varier, mais ces personnes contrôlent difficilement leur comportement sexuel, ce qui souvent cause beaucoup de souffrance et conduit à des troubles émotionnels, a déclaré Michael Walton, un des chercheurs de l'université.

«Ils peuvent coucher avec plusieurs personnes, jusqu'à 20 dans un week-end, et cette personne est généralement normale, elle peut parfois souffrir d'un malaise ou de fatigue. Puis nous avons quelqu'un qui regarde beaucoup de films pornographiques et se masturbe», a-t-il déclaré, cité par newscom.au.

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Toutefois, pour qualifier l'hypersexualité de désordre mental, il faut savoir si un tel comportement rend cette personne anxieuse, causant un malaise sérieux, souligne le scientifique.

Dans l'une des études citées par le site, un jeune homme déclare avoir eu jusqu'à 50 orgasmes par jour à l'âge de 15 ans. Son hypersexualité l'a totalement épuisé, a causé des problèmes émotionnels et a entraîné une grave dépression clinique.

«Le porno est comme la cocaïne», a déclaré le jeune homme, aujourd'hui âgé de 19 ans. «Je me sens accro et je ne peux pas m'arrêter.»

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Malgré une myriade de recherches et d'études, les scientifiques ont encore des positions différentes sur la dépendance sexuelle. Certains d'entre eux la considèrent comme le symptôme d'un trouble de la personnalité qui pourrait être associé à d'autres conditions similaires, telles que la toxicomanie ou l'alcoolisme.

De plus, les scientifiques affirment que le désir d'éprouver du plaisir à tout prix peut conduire non seulement à des problèmes psychologiques, mais aussi à des traumatismes physiques des organes génitaux ou des infections, conclut le site.

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