Trump consent-il à laisser Assad au pouvoir jusqu’en 2021?

© Sputnik . Mikhail Voskresensky / Accéder à la base multimédiaBachar el-Assad
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Face à l’insuffisance des possibilités réelles d’influer sur la situation en Syrie, ainsi qu’aux succès diplomatiques de la Russie, de la Turquie et de l’Iran, Donald Trump aurait consenti, comme le témoigne le New Yorker, à laisser Bachar el-Assad au pouvoir jusqu’en 2021, année d’éventuelles élections présidentielles en Syrie.

Le magazine américain The New Yorker a annoncé en se référant à des sources gouvernementales aux États-Unis et en Europe que Donald Trump aurait accepté que le Président syrien Bachar el-Assad reste au pouvoir jusqu'en 2021. Le Président américain aurait retourné sa veste suite au manque de capacités d'influer sur la situation en Syrie.

«En fonction du résultat de la présidentielle aux États-Unis en 2020, Assad pourrait rester au pouvoir quand Trump abandonnerait déjà son poste de président», constate le New Yorker.

Le New Yorker rappelle cependant que dès le mois d'octobre, le secrétaire d'État Rex Tillerson avait évoqué la nécessité du départ d'Assad.

«Les États-Unis voudraient voir la Syrie intègre et unie, sans Bachar el-Assad au gouvernement. Le pouvoir des Assad touche à sa fin. La question reste de savoir comment tout doit se passer», avait relevé M. Tillerson.

Donald Trump se tiendrait sur la même ligne à l'égard de Bachar el-Assad, qu'il accuse d'avoir utilisé des armes chimiques contre la population civile de Khan Cheikhoun.

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Le changement de projet de l'administration américaine est lié, selon le New Yorker, à son incapacité de réaliser les projets précédents. En outre, les succès diplomatiques du trio Russie, Turquie, Iran qui est parvenu à «marginaliser» Washington sont une autre raison motivant la nouvelle position américaine.

Rappelons que lundi 11 décembre, le Président russe s'est rendu pour la première en Syrie, plus particulièrement sur la base aérienne russe de Hmeimim, où il a annoncé le retrait des troupes russes.

Par la suite, Vladimir Poutine a rencontré son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, avec lequel il a évoqué un des aspects les plus compliqués du règlement syrien, à savoir la situation à Idlib. 

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