Paris prend de la distance avec Washington dans l’évaluation des évènements en Iran

Les événements de ces derniers jours en Iran «ne constituent pas, en soi, une menace pour la paix et la sécurité internationales», a estimé l’ambassadeur français à l’Onu lors d’une réunion controversée du Conseil de sécurité sollicitée par Washington.

In this April 21, 2017, file photo, President Donald Trump poses for a portrait in the Oval Office in Washington after an interview with The Associated Press. - Sputnik France
Donald Trump promet d’aider le peuple iranien «au moment opportun»
L'ambassadeur de France à l'ONU, François Delattre, a souligné vendredi qu'il fallait observer de la «vigilance» pour la liberté d'expression en Iran, mais qu'il ne fallait «pas d'instrumentalisation» de la situation iranienne «de l'étranger».

«En 2018 nous ne resterons pas silencieux», a martelé l'ambassadrice américaine à l'Onu, Nikki Haley, en justifiant sa demande dès mardi d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité, qui a provoqué des dissensions entre ses 15 membres, rappelle l'AFP.

«Bien que les événements de ces derniers jours en Iran puissent être inquiétants, ils ne constituent pas, en soi, une menace pour la paix et la sécurité internationales», a dit François Delattre.

«Nous devons nous garder de toute tentative d‘exploitation de cette crise à des fins personnelles qui pourraient avoir des conséquences diamétralement opposées à celles souhaitées», a-t-il poursuivi, cité par Reuters.

Weißes Haus - Sputnik France
«Le simplisme de la politique étrangère américaine est allé trop loin», selon Moscou
Les États-Unis et la Russie ont affiché vendredi des divisions profondes sur l'Iran, lors de cette réunion controversée du Conseil de sécurité consacrée à ce pays, sollicitée par Washington en dépit des critiques d‘autres membres permanents de l‘instance.

«C'est à l'Iran de régler ses propres problèmes», a déclaré l'ambassadeur russe à l'ONU, Vassili Nebenzia, en accusant Washington de «gaspiller l'énergie du Conseil». Le diplomate russe a évoqué des «prétextes fantaisistes» pour la tenue de cette session, en évoquant une «ingérence dans les affaires intérieures iraniennes».

La Russie a été soutenue au Conseil de sécurité notamment par la Bolivie, l'Ethiopie ou la Guinée équatoriale. «La situation iranienne ne menace pas la stabilité régionale», a soutenu l'ambassadeur adjoint chinois à l'ONU, Wu Haiteo.

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