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Les accords avec les USA «perdent de leur validité». Qu’entend Erdogan en le disant?

© REUTERS / Umit BektasRecep Tayyip Erdogan
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La condamnation à New York d'un banquier turc accusé d'avoir aidé l'Iran à contourner des sanctions met à mal la coopération entre la Turquie et les États-Unis. Cette déclaration de Recep Tayyip Erdogan n'augure rien de bon pour l’avenir des relations entre Ankara et Washington, a indiqué à Sputnik le politologue turc Mesut Hakki Casin.

Mehmet Hakan Atilla, ex-directeur général adjoint de la banque publique turque Halkbank, a été reconnu coupable, mercredi 3 janvier, à New York, d'avoir aidé l'Iran à contourner les sanctions américaines, le Président turc n'a pas tardé à y réagir.

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«Que les États-Unis nous excusent, mais les lois dans nos relations bilatérales et les accords bilatéraux entre nous perdent de leur validité. Je suis désolé de le dire, mais ce sera comme cela à partir de maintenant. […] Si c'est cela la vision américaine de la justice, alors le monde est condamné», a-t-il martelé.

La déclaration du Président Erdogan montre que la patience de la Turquie s'est tarie, a déclaré à Sputnik Mesut Hakki Casin, détenteur de la chaire des relations internationales de l'Académie de l'armée de l'air turque.

«La présence militaire des États-Unis, et notamment du Commandement central des forces armées américaines à la frontière turque qui a fourni à quelque 100.000 membres du Parti des travailleurs du Kurdistan [PKK, considéré comme terroriste par Ankara, ndlr] 4.000 camions chargés d'armements préoccupe et mécontente sans doute le plus la Turquie», a relevé l'interlocuteur de l'agence.

Et d'expliquer qu'Ankara y voyait une menace immédiate pour sa sécurité.

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«Les États-Unis ne répondent toujours pas à la question de savoir contre qui justement ces forces kurdes étaient armées», a poursuivi l'universitaire.

Et de résumer que, somme toute, la Turquie attendait deux choses des États-Unis: l'engagement immédiat de la procédure d'extradition du prédicateur musulman Fethullah Gülen accusé par Ankara d'avoir organisé le coup d'État de l'été 2016 et l'arrêt de l'armement par les Américains du Parti des travailleurs du Kurdistan.

«La Turquie ne permettra tout simplement pas qu'une organisation terroriste la menace à ses frontières. […] En perspective, la fermeture des bases militaires américaines sur le territoire turc n'est même pas à exclure», a conclu M.Casin son commentaire de la déclaration de Recep Tayyip Erdogan.

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