Les USA balancent entre les versions de leur doctrine nucléaire

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Les États-Unis ont un certain nombre de projets de doctrine nucléaire, mais la version finale n'est pas encore prête et doit être approuvée par Donald Trump et le ministre de la Défense James Mattis, selon le Pentagone.

«Des discussions actives sont en cours et plusieurs projets ont été rédigés, cependant la doctrine nucléaire n'est pas encore terminée, et doit finalement être examinée et approuvée par le Président et le chef du Pentagone», est-il indiqué dans un communiqué de presse du Pentagone.

Le Huffington Post avait précédemment publié des extraits de la doctrine nucléaire américaine, selon laquelle les États-Unis avaient l'intention d'augmenter le nombre de charges nucléaires de faible capacité afin de «renforcer la dissuasion nucléaire» face à la Russie.

Selon le Huffington Post, dans cette nouvelle doctrine les États-Unis accusent la Russie de rejeter les propositions sur un nouveau tour de désarmement nucléaire. Toujours selon le Huffington Post, le document affirme que «les États-Unis ont déjà appliqué les restrictions de base dans le cadre du traité qui entreront en vigueur en 2018, et continueront à mettre en œuvre le traité sur la réduction des armes nucléaires New START».

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Les USA élargissent leur doctrine de dissuasion contre la Corée du Nord
Le document indique également que les États-Unis promettent de ne pas renouveler d'essais nucléaires sans nécessité. En outre, Washington a l'intention de développer davantage le système de défense antimissile en Asie et de mener des exercices militaires avec les alliés pour contenir la Corée du Nord.

Plus tôt, Vladimir Poutine avait déclaré que Moscou comptait sur un dialogue positif avec Washington à propos de New START, mais n'avait pas de preuves que lors du rééquipement d'une partie des vecteurs aux termes du traité, les États-Unis ne les utiliseraient pas pour y installer des armes nucléaires.

Le traité New START, signé par la Russie et les États-Unis en 2010, est entré en vigueur le 5 février 2011. Il prévoit que chaque partie réduit ses arsenaux nucléaires de sorte que dans 7 ans, et par la suite, le nombre total d'armes ne dépasse pas 700 missiles balistiques intercontinentaux, missiles balistiques des sous-marins et bombardiers lourds inclus, ainsi que 1.550 ogives et 800 rampes de lancement opérationnels ou non. En vertu du traité, la Russie et les États-Unis doivent échanger les informations sur le nombre d'ogives et de vecteurs deux fois par an.

 

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