NDDL: en reculant, le gouvernement s’attire les foudres des collectivités

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Le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, à peine abandonné, déchaine déjà les passions. Tandis que la maire de Nantes, Johanna Rolland, qualifie cette décision de «trahison du Grand Ouest», d’autre comme Bruno Retailleau souligne la «capitulation en rase campagne» d’Emmanuel Macron.

Самолет Airbus-320 в аэропорту Домодедово - Sputnik France
Notre-Dame-des-Landes: le gouvernement abandonne le projet d'aéroport controversé
«Je constate aujourd'hui que les conditions ne sont pas réunies pour mener à bien le projet Notre-Dames-des-Landes», et d'ajouter qu' «un tel projet ne peut se faire dans un contexte exacerbé d'opposition entre deux parties de la population». Ce sont les déclarations d'Edouard Philippe au sortir du conseil des ministres ce mercredi 7 janvier. Cette annonce vient mettre fin à de nombreuses années d'indécisions de la part des précédents gouvernements.

Pourtant, cet abandon sonne comme un désaveu pour la maire de la ville de Nantes, Johanna Rolland. Pis encore, ce choix de l'exécutif relève de la «trahison du Grand Ouest» et d'un «déni de démocratie».

​Et pour cause, comme l'indique Johanna Rolland dans son communiqué de presse:

«Cette décision bafoue l'expression démocratique qui s'est exprimée le 26 juin 2016. Une majorité de citoyens s'est clairement exprimée en faveur du transfert et 18 mois après l'Etat dit: « votre vote ne compte pas.»

Et d'ajouter,

«Cette décision affaiblit l'État de droit: il y a eu 180 décisions de justice toutes favorables au transfert. Elle va à l'encontre de la position de 20 collectivités réunies au sein du Syndicat Mixte Aéroportuaire. Cela va bien sûr aussi interroger d'autres projets en France».

Certaine personnalité politique comme Bruno Retailleau (LR) dénonce, elle, la «capitulation» d'Emmanuel Macron.

​L'entreprise Vinci grande gagnante?

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La ZAD de Notre-Dame-des-Landes: ghetto ou projet d’avenir?
Au-delà des collectivités, cette annonce va également avoir un impact financier très important pour le gouvernement. En effet, dans le contrat de concession signé avec l'entreprise Vinci pour la construction de l'aéroport, une clause prévoit le versement de lourdes indemnités de compensation en cas d'abandon du projet. Un membre du gouvernement aurait confié à franceinfo que l'indemnité s'élèverait à 350 millions d'euros. Un montant, toutefois, contesté par Christophe Castaner sur BFM TV: «Les 350 millions n'ont aucune base légale (…). Il y aura une discussion avec Vinci qui a un contrat et nous trouverons une solution avec Vinci dans le respect du droit.»

Néanmoins, avec ce choix qui fait le bonheur des opposants au projet, le gouvernement semble désormais en position délicate, malgré cette décision somme toute courageuse. Les Zadistes ont, quant à eux, d'ores et déjà fait part de leur intention de ne pas quitter Notre-Dame-des-Landes.

 

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