Affaire Skripal: les États-Unis développaient le gaz A234, selon un chimiste militaire

© AP Photo / Matt DunhamPolice officers wear protective suits inside the fence of "Ashley Wood Recovery", a vehicle recovery business in Salisbury, England, Tuesday, March 13, 2018.
Police officers wear protective suits inside the fence of Ashley Wood Recovery, a vehicle recovery business in Salisbury, England, Tuesday, March 13, 2018. - Sputnik Afrique
Un chimiste militaire russe affirme que les États-Unis développaient bien le gaz A234 qui aurait été utilisé pour empoisonner l'ex-agent double russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia en Angleterre.

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Le chimiste militaire russe Igor Rybaltchenko affirme avoir consulté en 1998 un document confirmant que les États-Unis étaient à l'époque en train de développer l'agent toxique A234.

«En consultant en 1998 la nouvelle version de la bibliothèque de spectres publiée par le Bureau des standards des États-Unis, nous y avons remarqué une substance qui présentait un intérêt, car c'était un organophosphate qui devait posséder un fort effet meurtrier. Et maintenant on se rend compte qu'à en juger par le nom de cette substance, c'était bien ce gaz A234 ou Novitchok», a déclaré le chercheur à la chaîne Rossiya 1.

Toujours selon lui, les éditions ultérieures de la bibliothèque de spectres ne portaient aucune mention de cette substance énigmatique.

M.Rybaltchenko a en outre estimé que les spécialistes britanniques avaient eu recours à l'atropine pour sauver M.Skripal et sa fille.

«L'atropine est un antidote bien connu, mais de toute évidence il n'a pas produit l'effet escompté», a indiqué le chimiste.

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Samedi, un porte-parole de la mission diplomatique russe à Londres a estimé que le laboratoire britannique de Porton Down avait «de facto confirmé» les rapports selon lesquels ses spécialistes étudiaient et concevaient de nouveaux composants pour des agents toxiques.

Le 4 mars dernier, Sergueï Skripal et sa fille Ioulia ont été retrouvés inconscients aux abords d'un centre commercial de Salisbury. Une semaine plus tard, la Première ministre britannique, Theresa May, a accusé la Russie d'être derrière l'empoisonnement des Skripal, sans toutefois présenter de preuves tangibles pour appuyer ses allégations, avant d'expulser 23 diplomates russes du Royaume-Uni.

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