À quelle fin les chefs de la diplomatie française et allemande sont-ils venus à Jérusalem?

© Sputnik . Vitaliy BelousovInnenstadt von Jerusalem
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Le Premier ministre israélien est, une nouvelle fois, revenu au problème du nucléaire iranien lors de ses rencontres avec les chefs de la diplomatie française et allemande qui se sont rendu simultanément à Jérusalem pour discuter d’une possible renégociation de l'accord sur le nucléaire iranien.

Profitant de l'arrivée à Jérusalem des ministres français et allemand des Affaires étrangères, respectivement Jean-Yves Le Drian et Heiko Maas, Benjamin Netanyahou a tenté de persuader Paris et Berlin de soutenir les États-Unis dans leur volonté de durcir les termes de l'accord nucléaire conclu en 2015 entre l'Iran et les six médiateurs internationaux, dont font partie la France et l'Allemagne.

«Le principal sponsor du terrorisme dans le monde, dans notre région et ailleurs, est l'Iran. Il nous faut arrêter son agression qui est d'envergure. Nous devons faire en sorte que l'Iran n'accède pas à l'arme nucléaire», a signalé le Premier ministre israélien lors de sa rencontre avec Jean-Yves Le Drian.

«Je pense que c'est la question majeure qui se posera à la communauté internationale ces prochains mois et années», a-t-il ajouté.

La nécessité de prévenir la «nucléarisation de l'Iran» et d'arrêter son «agression pareille à un tsunami dans la région» a été également évoquée lors d'une rencontre avec le nouveau ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas.

La révision de l'accord nucléaire avec l'Iran a été initiée par Donald Trump. S'il n'est pas «révisé», le Président américain menace de sortir de cet accord considéré par son prédécesseur Barack Obama comme un de ses principaux acquis en matière de politique étrangère.

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Benjamin Netanyahou avait dès le début qualifié cet accord d'«erreur historique». Se trouvant, de fait, dans l'isolement sur la scène internationale, il affirmait que l'accord non seulement légalisait la situation de l'Iran en tant que pays se trouvant sur le seuil du club nucléaire, mais aussi lui permettait, grâce à la levée des sanctions, de soutenir ses satellites proche-orientaux, composés notamment de groupes au Liban, en Syrie et au Yémen.

L'Iran a plusieurs fois déclaré qu'il respecterait ses obligations dans le cadre du Plan global d'action conjoint qui limite les activités nucléaires de Téhéran.

Le Président iranien Hassan Rohani avait déclaré lors d'une rencontre avec le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique à Téhéran que l'Iran ne serait jamais le premier à quitter le Plan.

«Nous resterons attachés aux engagements que nous avons pris dans le cadre de l'accord», a-t-il affirmé.

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