Au Conseil de sécurité, la date et l’heure sont fixées pour discuter de l’affaire Skripal

À la demande de Moscou, le Conseil de sécurité de l’Onu se réunira ce jeudi soir afin de discuter des accusations émises par le gouvernement britannique à l'encontre de la Russie à propos de l'empoisonnement de l'ancien espion russe Sergueï Skripal.

Une réunion du Conseil de sécurité de l'Onu sera organisée jeudi après 20h GMT afin de discuter de l'attaque contre l'ex-espion russe Sergueï Skripal dans la ville britannique de Salisbury, a confirmé le service de presse des Nations unies.

Conseil de sécurité de l'Onu - Sputnik France
Moscou convoque une réunion du Conseil de sécurité sur l'affaire Skripal
Mercredi, Vassily Nebenzi, l'ambassadeur russe auprès de l'Onu a demandé à saisir le Conseil de sécurité en raison de la lettre envoyée par la Première ministre britannique Theresa May à l'organisation le 13 mars, dans laquelle elle affirmait que Moscou était «très probablement» responsable de l'attaque.

Selon le programme diffusé par le service de presse, le Conseil de sécurité se réunira ce soir pour discuter de la situation au Burundi. Au cours de cette rencontre, il évoquera le sujet évoqué dans la lettre de Theresa May.

British Foreign Secretary Boris Johnson answers a question during a news conference after his meeting with Greek Foreign Minister Nikos Kotzias, in Athens on Thursday, April 6, 2017 - Sputnik France
«Il faut renvoyer Boris Johnson» pour son «mensonge» sur l'affaire Skripal
L'ex-agent double Sergueï Skripal et sa fille Ioulia ont été retrouvés inconscients près d'un centre commercial de Salisbury, en Angleterre, le 4 mars dernier. Le Royaume-Uni a accusé la Russie d'avoir organisé l'empoisonnement des Skripal en recourant à un agent neurotoxique qu'il appelle Novitchok (A-234). Moscou rejette catégoriquement ces accusations.

Les chercheurs du laboratoire britannique de Porton Down n'ont pas été en mesure d'établir le pays d'où provenait l'agent innervant utilisé dans la tentative d'assassinat de l'ex-agent double Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia au Royaume-Uni, a déclaré mardi 3 avril le chef du laboratoire Gary Aitkenhead.

Face à ces propos, Vladimir Poutine a affirmé que des agents similaires au gaz A234 pouvaient être produits dans une vingtaine de pays et que l'intérêt de la Russie était qu'une enquête complète soit menée sur cette affaire, demandant qu'elle y ait accès.

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