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Après 5 ans d’emprisonnement par des radicaux dans la Ghouta, elles se confient à Sputnik

© Sputnik . Yazan KalashDouma
Douma - Sputnik France
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Des autocars transportant depuis la ville de Douma d’anciens prisonniers de radicaux affluent vers un complexe sportif à Damas. Certains, larmes aux yeux, retrouvent leur liberté et leurs proches après 5 ans de captivité. Mais certains habitants cherchent en vain dans cette foule leurs enfants, disparus à jamais. Plusieurs se confient à Sputnik.

Après avoir traversé de graves tourments durant ces longues années de captivité sous le joug des radicaux du groupe de Jaych al-Islam, de nombreux prisonniers enfin libérés gagnent la ville de Damas. Des bus les transportent au complexe sportif de Feyha. Après avoir passé une procédure d'enregistrement, certaines anciennes captives se sont confiées dans une interview accordée à Sputnik.

© Sputnik . Yazan KalashDouma
Douma - Sputnik France
Douma

Hanaa et sa fille de 17 ans ont été prises en otage par des terroristes dans leur ville natale d'Adra. Elles ont été emprisonnées par des terroristes pendant cinq ans.

«Nous étions six femmes, on nous a enfermé dans un local souterrain. Nous n'avions pas de soleil, pourtant nous sommes devenues très proches et nous sommes devenues une famille unie. Nous avons partagé la nourriture, l'eau, les malheurs et les maladies», a-t-elle raconté à Sputnik.

© Sputnik . Yazan KalashHanaa
Hanaa - Sputnik France
Hanaa

C'est la première fois depuis cinq ans que Hanaa voit son fils et sa mère.

© Sputnik . Yazan KalashHanaa
Hanaa - Sputnik France
Hanaa

Les radicaux ont emprisonné Lama et sa famille, tous habitants de la ville d'Adra en décembre 2013. Ils les ont enfermés dans une prison pendant quatre ans.

«Nous étions au courant de tous les évènements grâce aux conversations des radicaux. C'est ainsi que nous avons appris qu'ils retenaient nos hommes, liés à l'armée syrienne, séparément de nous. D'autres hommes ont été impliqués dans la construction de tunnels souterrains et de l'infrastructure nécessaire aux radicaux.»

Tout le monde n'a pas pu retrouver ses parents. Um Ali, 50 ans, larmes coulant sur son visage, essaye de les essuyer avec sa main ridée:

«J'ai passé trois jours à la sortie du couloir humanitaire, mais je n'ai pas rencontré mon fils Ali».

© Sputnik . Yazan KalashUm Ali
Um Ali - Sputnik France
Um Ali

Les radicaux arrêtaient et détenaient illégalement dans des prisons des civils qui exprimaient ouvertement leur désaccord avec l'occupation faite par l'opposition armée.
Pour le moment, des groupes de radicaux continuent à quitter Douma. À l'issue des négociations avec le Centre russe pour la réconciliation, ils ont eu la permission de quitter Douma pour le nord de la Syrie, dans les villes de Jarablus et Al-Bab. Par cette décision, Damas a donné aux radicaux la possibilité de retourner à une vie civile pacifique et mettre fin à l'effusion de sang.

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