Moscou aurait surveillé Skripal pendant des années? La diplomatie russe réagit

Réagissant aux accusations d’avoir pendant plusieurs années surveillé Sergueï Skripal alors qu’il était réfugié en Angleterre, l'ambassadeur de Russie à Londres a dénoncé les incohérences dans le discours britannique.

L'ambassadeur de Russie à Londres, Alexandre Iakovenko, a accueilli avec surprise l'affirmation selon laquelle Skripal, réfugié en Angleterre en 2010 à l'issue d'un échange de prisonniers, et sa fille étaient surveillés par les services secrets russes depuis au moins 2013.

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«Je suis très étonné. Vous pouvez d'ailleurs lire toute l'information que nous avons sur les Skripal dans ce document. Il a été relâché à Moscou et puis il est arrivé au Royaume-Uni. D'où viennent les preuves qu'il était surveillé par la Russie?», s'est-il interrogé.

«Pourquoi n'avons-nous pas entendu nos collègues britanniques se plaindre plus tôt? Nous n'avons pas vu aucun signe provenant des autorités britanniques montrant qu'elles n'étaient pas satisfaites des conditions de vie de Skripal au Royaume-Uni, et exprimaient des doute concernant une surveillance à son encontre», a poursuivi l'ambassadeur.

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Le 4 mars dernier, l'ex-agent russe Sergueï Skripal et sa fille ont été retrouvés inconscients aux abords d'un centre commercial de Salisbury. Une semaine plus tard, la Première ministre britannique, Theresa May, a accusé la Russie d'être derrière l'empoisonnement des Skripal, sans toutefois présenter de preuves pour appuyer ses allégations, avant d'expulser 23 diplomates russes du Royaume-Uni.

La Russie a toujours démenti les allégations de Londres. Début avril, les chercheurs du laboratoire britannique de Porton Down ont reconnu ne pas être en mesure d'établir le pays d'où provenait l'agent innervant utilisé dans cette tentative d'assassinat. Le gouvernement russe a demandé à Londres à plusieurs reprises de lui permettre de participer à cette enquête.

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