Frappes en Syrie: l’Occident «a cru que l’incident avec le F-16 israélien était un hasard»

© AP Photo / Hassan AmmarLa coalition internationale a frappé la Syrie,14 avril 2018
La coalition internationale a frappé la Syrie,14 avril 2018 - Sputnik France
Au micro de Sputnik, le rédacteur en chef du journal syrien Al-Thawra s’exprime sur le but et les conséquences de la frappe tripartite occidentale sur la Syrie.

C’est la victoire de l’armée syrienne dans la Ghouta orientale, cette banlieue est de Damas, qui a poussé les Occidentaux à mener des frappes sur la Syrie, estime Moustafa al-Meqdad, rédacteur en chef du journal syrien Al-Thawra, dans une interview accordée à Sputnik.

«Ce bombardement des sites militaires et de centres de recherche scientifique n’ont qu’un seul objectif, celui d’effacer la réussite d’une victoire brillante de l’armée syrienne et de ses alliés dans la Ghouta. À elle seule, la libération de Douma du terrorisme est devenue un des moments-charnière de la lutte contre le terrorisme», a-t-il indiqué.

Et de préciser que les bombardements occidentaux n’avaient apporté aucune solution sur le champ de bataille. «Ils n’affecteront en rien le règlement politique de la crise syrienne».

Commentant le fait que la DCA syrienne avait réussi à intercepter plus de la moitié des missiles tirés sur le pays, il a souligné: «Probablement, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont cru que l’incident avec le F-16 israélien abattu était un hasard. Pour eux, il était important de tester la DCA syrienne pour évaluer leur aptitude au combat réelle», a encore ajouté le journaliste.

Участники акции протеста против ударов по Сирии в Нью-Йорке - Sputnik France
Ce qui se cache derrière le concept d’«intervention humanitaire» employé par l’Occident
Les États-Unis, le Royaume-Uni et la France ont attaqué dans la nuit du 13 au 14 avril des sites d'infrastructures militaires et des centres de recherche scientifique de la Syrie. Cette coalition tripartite a tiré 103 missiles, dont 71 ont été abattus à l'approche de leurs objectifs, selon la Défense russe. L'année dernière, l'aérodrome militaire syrien de Shayrat avait déjà été attaqué par 59 missiles.

Pour justifier leurs actions, Washington et ses alliés ont affirmé que ces frappes étaient une riposte à l'attaque chimique présumée dans la ville de Douma.

Les autorités syriennes ont toujours démenti cette attaque alors que le ministère russe de la Défense a déclaré qu'il s'agissait d'une mise en scène.

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