Justin Trudeau «s’inscrit dans la philosophie de l’internationalisme libéral»

Le Désordre mondial avec Rachel Marsden
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Macron, Trudeau, même combat? Le Premier ministre canadien était en visite mi-avril en France. Retour sur ce sujet avec Jocelyn Coulon, ancien conseiller pour les questions de politique internationale de Justin Trudeau.

«Je suis féministe et fier de l'être!» insistait Justin Trudeau dans une interview au Monde le 22 avril. De passage deux jours à Paris, le Premier ministre canadien a préparé avec Emmanuel Macron l'accueil du G7 en juin 2018 à Québec, il s'est également exprimé à la tribune de l'Assemblée nationale.

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Pour Jocelyn Coulon, ancien conseiller pour les questions de politique internationale de Justin Trudeau et auteur de Un selfie avec Justin Trudeau, le Premier ministre canadien «a utilisé les mots pour plaire à Emmanuel Macron […] il a dit le Canada se déclare pour le commerce progressif, pour la diversité, pour l'immigration, pour l'environnement, pour la règle de droit, pour la démocratie et pour la liberté. Ça rejoint certaines thématiques d'Emmanuel Macron lors de sa campagne». Et l'ancien conseiller ajoute: «il s'inscrit dans la philosophie de l'internationalisme libéral».

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Quelle politique étrangère pour le Canada? Selon M. Coulon, la participation d'Ottawa à la mondialisation est essentielle: «la diversité des contacts, la multiplication des accords commerciaux, c'est de se bâtir une politique étrangère qui permet un équilibre entre nos relations avec les États-Unis et le reste du monde. Nous sommes une nation marchande, donc nous ne pouvons pas faire autrement que de participer à la mondialisation».

L'ancien conseiller de Justin Trudeau fustige enfin le manque d'audace de la politique étrangère canadienne vis-à-vis de la Russie: «en ce qui concerne sa politique étrangère, il n'y a ni audace ni courage. Je prends par exemple les relations avec la Russie. Le Canada a deux voisins: les États-Unis au sud évidemment, c'est la plus grande superpuissance de l'Histoire, et nous devons avoir les meilleures relations possible avec les États-Unis. Et au nord, c'est-à-dire dans l'Arctique, il y a la Russie. La Russie et le Canada contrôlent 75% de l'Arctique. C'est la prochaine frontière, en termes économiques, environnementaux, militaires […] et en ce moment nous n'avons pas de relations avec la Russie, contrairement à Emmanuel Macron qui a reçu le président Poutine». Et il conclut en appelant à l'établissement de meilleures relations bilatérales: «s'il y a une guerre entre la Russie et les États-Unis, les missiles passent au-dessus de nous. Nous sommes en première ligne c'est pourquoi nous devons développer une politique avec la Russie».

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