Libye: la démarche algérienne fédère la majorité des acteurs de la crise

© AFP 2022 MAHMUD TURKIAUne vue aérienne de Tripoli, archives
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La majorité des acteurs de la crise en Libye ont des positions «quasi convergentes» avec la démarche algérienne quant à la résolution de la crise que traverse ce pays, en évitant l’ingérence étrangère. C’est ce qu’a déclaré le 23 mai à Alger le Président du Haut Conseil d’État libyen.

Lors de sa visite du 23 mai à Alger, Khaled al-Mechri, Président du Haut Conseil d'État libyen, a fait savoir que la majorité des parties au conflit en Libye ont des avis «quasi convergents» avec la démarche algérienne concernant la résolution de la crise libyenne, sans ingérence étrangère, selon l'Agence Presse Algérie (APS).

Ma rencontre avec le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, avait permis de «souligner la nécessité de renforcer le dialogue entre les différentes parties libyennes en veillant à le mettre à l'abri des ingérences étrangères», a déclaré le responsable libyen.

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M. al-Mechri affirme avoir défendu la démarche algérienne devant la Chambre des représentants libyenne et entrepris des consultations avec le Conseil présidentiel «en vue de trouver une issue à la crise politique et économique». Il a souligné que la plupart des acteurs de la crise en Libye avaient des positions «quasi-convergentes» avec celles de l'Algérie.

Le 21 mai, à Alger, le ministre algérien des Affaires étrangères Abdelkader Messahel a présidé une réunion avec ses homologues égyptien, Sameh Chokri, et tunisien, Khémis Jhenaoui, consacrée à la question libyenne.

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A l'issue de cette rencontre, les trois ministres ont réaffirmé dans un communiqué que la solution à la crise que traverse leur voisin doit être politique, impliquer toutes les parties prenantes et exclure toute forme d'ingérence étrangère.

L'Algérie, l'Égypte et la Tunisie s'opposent fermement à «toute forme d'ingérence étrangère en Libye qui mènerait à une escalade interne susceptible de contrecarrer le processus politique et de [faire] perdurer la crise qui menacera, dans ce cas, non seulement la sécurité et la stabilité en Libye mais aussi celles des pays voisins», est-il précisé dans le communiqué officiel.

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