L’Italie part à la chasse à l’immigration avec son nouveau gouvernement

© AP Photo / Emilio MorenattiDes migrants en Italie
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Le nouveau gouvernement italien est prêt à montrer ses muscles face à la politique migratoire de l’UE: le Premier ministre Giuseppe Conte a promis de mettre fin au «business» de l’immigration, tout en réclamant une redistribution «automatique» des réfugiés parmi les autres pays de l'UE.

L'arrivée au pouvoir d'un gouvernement populiste en Italie pourra bouger fortement les politiques menées par Bruxelles. Devant le Sénat, le nouveau Premier ministre italien Giuseppe Conte a présenté mardi les grandes lignes de son programme de gouvernement, notamment, sur les questions migratoires.

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«Le premier banc d'essai de la nouvelle manière de dialoguer avec les partenaires européens sera l'immigration. La gestion des flux a été jusqu'à présent un échec: l'Europe a autorisé des fermetures égoïstes de nombreux États qui ont déchargé, en premier lieu sur notre pays, les coûts et les difficultés», a insisté M. Conte devant les sénateurs, qui devront lui accorder la confiance du Parlement.

«Nous mettrons fin au "business" de l'immigration, qui a augmenté de manière démesurée à l'ombre d'une fausse solidarité», a-t-il promis. «Nous ne sommes pas et nous ne serons jamais racistes» mais «l'Italie ne peut pas être laissée seule face à l'immigration», a souligné le Premier ministre.

Giuseppe Conte a souhaité d'abord une révision des accords de Dublin «afin de parvenir à une juste distribution des responsabilités et de mettre en place un système automatique de répartition des demandeurs d'asile».

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«Nous demanderons avec force le dépassement du Règlement de Dublin pour obtenir le respect effectif d'une répartition équitable des responsabilités et pour réaliser des systèmes automatiques de répartition obligatoire des demandeurs d'asile», a-t-il déclaré.

Matteo Salvini, son vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur qui est aussi le chef de la Ligue, un parti anti-immigrés, avait averti dimanche que l'Italie ne pouvait pas être «le camp de réfugiés de l'Europe».

«En tant que ministre, je vais travailler avec nos partenaires européens et africains pour ne pas nourrir les milliers de personnes désespérées avec l'illusion qu'il y a des logements et du travail pour tout le monde en Italie. En Italie, les coûts pour chaque demandeur d'asile sont les plus élevés en Europe, chaque demande est considérée plus longtemps que dans l'ensemble de l'Europe et des mesures doivent être prises», a-t-il alors déclaré en Sicile.

L'Italie reste l'un des pays européens qui abrite le plus grand nombre de réfugiés. D'après les autorités, environ 13.500 demandeurs d'asile ont été déjà enregistrés dans cet État cette année.

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