Y être ou ne pas y être: le Conseil des droits de l’Homme de l’Onu sans les USA?

© Flickr / UN / Jean-Marc FerréA general view during of the Presentation of the report on the situation in Syria at the Twenty-Seventh session of the Human Rights Council. 16 September 2014.
A general view during of the Presentation of the report on the situation in Syria at the Twenty-Seventh session of the Human Rights Council. 16 September 2014. - Sputnik France
L’administration Trump a informé que les États-Unis pourraient se retirer du Conseil des droits de l’Homme de l’Onu qu'elle juge inefficace. Un point de vue critique envers cet organe et sa position concernant Israël ont longtemps été une question controversée pour les États-Unis, principal allié de Tel Aviv.

Selon le quotidien britannique The Independent, la Maison-Blanche doute de l'efficacité du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies dans son ensemble et de la nécessité pour les États-Unis de participer à une institution dont l'ambassadrice des États-Unis auprès de l'Onu, Nikki Haley, avait dit l'année dernière qu'Israël était le «seul pays sur l'agenda du Conseil».

Un fonctionnaire de département d'État a indiqué que les États-Unis «continueront à discuter et travailler avec d'autres États membres de l'Onu pour une réforme significative [du Conseil, ndlr] et chercheront à faire avancer les droits de l'Homme partout où nous le pouvons», selon The Indépendant. 

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Dans l'agenda du Conseil des droits de l'Homme, il y a un point permanent à l'ordre du jour, le point sept, qui suppose de discuter les violations présumées sur les territoires palestiniens occupés, point que Washington veut enlever depuis longtemps. De plus, actuellement, cette position peut devenir plus insistante en raison de la décision annoncée en décembre dernier par Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël. Peu de pays ont suivi cette décision des États-Unis, considérant le statut de Jérusalem comme l'un des problèmes clés du conflit israélo-arabe.

Les médias internationaux ont relaté qu'un fonctionnaire du département d'État avait affirmé que les États-Unis «veulent que le Conseil des droits de l'Homme remplisse son rôle de première organisation internationale pour les problèmes des droits de l'Homme».

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Anjali Dayal, professeur en sécurité internationale à l'Université Fordham, a partagé avec The Independent que cette rétraction américaine n'était «pas une surprise», au vu de la position inchangée de Nikki Haley à ce sujet. Washington a également accusé à plusieurs reprises le Conseil d'avoir protégé des régimes répressifs qu'il devrait condamner. Anjali Dayal ajoute que les États-Unis «devront être dans la pièce» pour jouer un rôle et prendre part aux importantes décisions de l'organe onusien. Du coup, selon le professeur, il est peu probable que les États-Unis prennent cette route et se retirent du Conseil. 

En termes d'options, le secrétaire d'État Mike Pompeo pourrait opter pour le retrait du Conseil, opinion partagée par Nikki Haley, ou rester dans la pièce en tant qu'observateur, sans droit de vote sur les résolutions.

Selon le média américain Politico, la décision finale dépend du Président Donald Trump, du secrétaire d'État Mike Pompeo et de la représentante à l'Onu Nikki Haley.

Le Conseil des droits de l'Homme a été créé en 2006 sur la base de la Commission des droits de l'Homme. Il regroupe 47 États dont chacun est élu par vote secret à la majorité des voix par les membres de l'Assemblée générale de l'Onu.

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