Moscou et Alger confrontés aux mêmes défis énergétiques, selon l’ambassadeur russe à Alger

Le domaine énergétique, et notamment l’exploitation des gisements d’hydrocarbures de schiste, sera primordial pour le développement de la coopération russo-algérienne, estime l’ambassadeur de Russie en Algerie Igor Beliaïev. Selon lui, les deux pays peuvent également surmonter ensemble le défi de la diversification économique.

La diminution de la dépendance de leurs économies aux hydrocarbures et l'exploitation des gisements d'hydrocarbures de schiste sont des domaines dans lesquels la coopération entre la Russie et l'Algérie peut se développer, estime l'ambassadeur russe à Alger Igor Beliaïev interrogé par Sputnik. Selon lui, les deux pays sont confrontés à des enjeux similaires, ceux de la diversification de leur économie.

«Si auparavant, les Algériens comptaient seulement sur le pétrole et le gaz pour obtenir des recettes en devises étrangères, désormais l'Algérie entreprend des efforts actifs afin de diversifier son économie. Je pense que la Russie, qui a une grande expérience en la matière, peut la partager», a-t-il précisé.

Sahara occidental - Sputnik France
L'ambassadeur de Russie en Algérie précise la position de Moscou sur le Sahara occidental
M. Beliaïev a indiqué que les deux pays peuvent coopérer dans le domaine de la production d'équipement pour l'agriculture et le secteur minier.

«Nous pouvons par des efforts communs fonder des entreprises conjointes de fabrication d'engins et d'équipements. Une perspective très prometteuse pour l'Algérie est de créer sur son sol sa propre base de production d'équipement agricole. Il a également un autre domaine de coopération envisageable, celui de l'exploration géologique et l'extraction minière», a-t-il ajouté.

La production de gaz et de pétrole de schiste est une autre direction dans laquelle la coopération entre les deux pays présente des perspectives, a également souligné l'ambassadeur russe. Pour le moment, l'exploitation de ces réserves n'est pas autorisée en Algérie.

«Cette question est discutée de manière active en Algérie. Selon certaines estimations, l'Algérie serait le troisième pays par le volume de ses réserves de gaz et de pétrole de schiste. Il est très probable qu'arrivées à un certain point, les autorités algériennes empruntent cette voie», a-t-il indiqué.

D'après M.Beliaïev, les sociétés russes pourront participer à ces projets.

«Selon les responsables du gouvernement algérien qui s'occupent de ce domaine, les sociétés russes pourront participer au même titre que d'autres entreprises étrangères à l'exploitation des gisements d'hydrocarbures de schiste, mais seulement si une telle décision stratégique est prise par les autorités algériennes. Il y a certaines raisons pour lesquelles une telle décision n'a pas encore été prise», a-t-il souligné.

Par ailleurs, l'ambassadeur russe a fait savoir que le gouvernement algérien élabore une nouvelle législation dans le domaine énergétique qui peut donner de l'élan à la coopération entre les deux pays, notamment dans le domaine de l'énergie nucléaire.

Il a également rappelé le déplacement du ministre algérien de l'Industrie et des Mines Youcef Yousfi à Ekaterinbourg où il a participé à l'exposition Innoprom 2018 du 9 au 12 juillet. Cet événement a permis à la délégation algérienne de visiter les entreprises situées dans cette région qualifiée par M. Beliaïev de «l'une des plus développées du point de vue industriel, scientifique et technique».

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