La femme décédée à Amesbury se serait elle-même aspergée de la substance toxique

La femme empoisonnée à Amesbury s’est vaporisé les poignets avant l’incident avec le liquide que contenait la bouteille de parfum, prétendument remplie de la substance toxique et récemment découverte par la police britannique, relate le journal The Daily Mail, en se référant à des membres de la famille de la deuxième victime.

L'A-234, l'agent innervant qui a empoisonné un couple de Britanniques à Amesbury, dans le sud de l'Angleterre, était contenu dans une bouteille de parfum, a affirmé au MailOnline le frère de Mathew Rowley, l'une des victimes.

«Mon frère m'a dit qu'il se souvenait que Dawn (Sturgess, la seconde victime, ndlr) avait vaporisé le parfum sur ses (ceux de la femme décédée, ndlr) poignets. (…) Nous ne savons pas encore s'il (le frère, ndlr) a eu un contact direct avec l'agent neurotoxique comme Dawn semble l'avoir fait ou si c'était après qu'il l'a touchée», a expliqué Charles Rowley.

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D'après lui, son frère a également perçu une odeur d'ammoniac, émanant de la bouteille, sans toutefois préciser où ce dernier et Dawn Sturgess l'avaient exactement trouvée.

Charles Rowley et Dawn Sturgess ont été retrouvés inconscients dans la ville britannique d'Amesbury avant d'être hospitalisés dans un hôpital à Salisbury, où la femme est décédée. Selon la police, les deux personnes ont été empoisonnées par l'agent innervant A-234 qui figurait déjà dans l'affaire Skripal. D'ailleurs, M. Rowley «n'est plus dans un état critique», a annoncé le 11 juillet l'hôpital de Salisbury (sud-ouest de l'Angleterre) où il est soigné depuis le 30 juin.

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Amesbury est une ville voisine de Salisbury, où, le 4 mars dernier, l'ex-agent double Sergueï Skripal et sa fille avaient été retrouvés inconscients aux abords d'un centre commercial. Une semaine plus tard, la Première ministre britannique, Theresa May, avait accusé la Russie d'être derrière leur empoisonnement.

La Russie a toujours démenti les allégations de Londres. Début avril, les chercheurs du laboratoire britannique de Porton Down avaient reconnu ne pas être en mesure d'établir le pays d'où provenait l'agent innervant utilisé dans cette tentative d'assassinat. Le gouvernement russe a à plusieurs reprises demandé à Londres de lui permettre de participer à cette enquête.

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