Google ferme Google+ après la découverte d’une énorme brèche de sécurité

Une faille dans son réseau social Google+ a exposé des données personnelles d'un demi-million de comptes, ce qui a conduit le géant informatique à fermer pour les particuliers ce réseau social auquel sont automatiquement inscrites les personnes possédant une adresse gmail.

Google a annoncé lundi que les données personnelles de 500.000 utilisateurs de Google+ pourraient avoir été accessibles à des développeurs extérieurs et que ce réseau social allait être fermé pour les particuliers, relate Reuters.

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Google a choisi dans un premier temps de ne pas révéler ce problème en partie pour ne pas éveiller les soupçons des autorités, avait auparavant indiqué The Wall Street Journal, en s'appuyant sur des sources anonymes et des documents internes.

Une faille logicielle dans Google+ a exposé les données personnelles d'utilisateurs à des développeurs extérieurs entre 2015 et mars 2018, date à laquelle une enquête interne a permis de découvrir le problème et de le corriger, affirme The Wall Street Journal.

L'action Alphabet, maison mère de Google, a cédé jusqu'à 2,77% à Wall Street après la publication de ces informations avant d'effacer une partie de ses pertes.

Les données concernées par la faille portent sur des champs optionnels dans les profils enregistrés sur Google+, comme le nom, l'adresse de courriel, l'activité professionnelle, le sexe et l'âge, a précisé Google.

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The Wall Street Journal fait état d'une note rédigée par les services juridiques de l'entreprise et transmise à ses dirigeants. D'après le journal, cette note met en garde sur le fait que la divulgation de ce problème susciterait probablement «un intérêt immédiat des autorités réglementaires» et entraînerait des comparaisons avec le détournement de données personnelles d'utilisateurs de Facebook par le cabinet de conseil politique Cambridge Analytica.

Un comité interne a pris la décision de ne pas informer les utilisateurs et le PDG de Google, Sundar Pichai, a été informé de ce choix, souligne The Wall Street Journal.

Pour parvenir à cette décision, Google s'est demandé «si nous pouvions identifier précisément les utilisateurs à informer, s'il y avait la moindre preuve de détournement de données et s'il y avait la moindre action qu'un développeur ou un utilisateur pourrait entreprendre en conséquence», a raconté un porte-parole de Google à The Wall Street Journal. «Aucun de ces critères n'était rempli dans ce cas».

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