L'assassinant de Khashoggi aurait été impossible sans le soutien des USA, selon Rohani

© AP Photo / Ebrahim NorooziHassan Rohani, président iranien
Hassan Rohani, président iranien - Sputnik France
Qualifiant la mort de Jamal Khashoggi de «choquante», le Président iranien a estimé que les assassins du journaliste saoudien n'auraient pas osé le tuer sans le soutien des États-Unis.

Le fait que personne n'ait répondu du meurtre du journaliste saoudien pour le moment indique que les autorités de l'Arabie saoudite se trouvent sous la protection d'une puissance comme les États-Unis, estime Hassan Rohani dans un communiqué publié sur le site officiel de la présidence iranienne.

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«Personne ne peut imaginer que dans le monde d'aujourd'hui nous assistions à un tel assassinant. Et je ne pense pas que cela ait eu lieu sans soutien des États-Unis, pays qui aurait osé commettre un tel crime», a-t-il indiqué.

Selon M.Rohani, une superpuissance soutient ceux qui règnent dans le pays et «ne permet à aucun tribunal d'agir contre eux».

«Comment se fait-il qu'une nation grande comme le Yémen subisse depuis des années des bombardements sévères et que le monde entier garde le silence à ce sujet? S'il n'y avait pas un soutien des États-Unis, le peuple du Yémen serait-il soumis à de tels bombardements sauvages?», a ajouté le Président.

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Parlant mardi de l'assassinat en question, Donald Trump a qualifié la façon dont il a été organisé de «pire dissimulation de tous les temps».

«Ils avaient un très mauvais scénario dès le départ, ils l'ont mal exécuté et la dissimulation a été la pire de l'histoire des dissimulations», a souligné le Président américain.

Rappelons que Riyad a fini par reconnaître la mort du journaliste, disparu le 2 octobre au consulat saoudien à Istanbul. Les autorités saoudiennes assurent que Jamal Khashoggi a été tué dans une rixe et démentent avoir ordonné qu'il soit assassiné.

Le dimanche 21 octobre, le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Joubeir, a qualifié la mort du journaliste d'«énorme et grave erreur» et a dit «ne pas savoir où se trouve son corps».

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