Sur ordre de Bouteflika, cinq généraux emprisonnés seraient en liberté provisoire

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Sur ordre du Président Abdelaziz Bouteflika, les 5 généraux-majors détenus depuis le 14 octobre dans le cadre d’une enquête pour corruption auraient été remis en liberté provisoire. C’est ce qu’ont confié des sources au site d’information Tout Sur l’Algérie en précisant que le procès de ces derniers aurait lieu incessamment.

Les cinq généraux-majors de l'Armée nationale populaire algérienne (ANP) ayant été placés, le 14 octobre, en détention provisoire par le tribunal militaire de Blida sur fond d'enquête pour corruption, suite à la saisie de 701 kilogrammes de cocaïne, le 29 mai, au port d'Oran, auraient été remis, le 5 novembre, en liberté dans l'attente de leur procès. C'est ce qu'a rapporté, le même jour, le site d'information Tout Sur l'Algérie citant des sources proches du dossier.

«Cette mesure a été prise sur décision du président de la République», ont précisé les mêmes sources en ajoutant que ces anciens hauts gradés auraient été placés sous contrôle judiciaire en attendant leur procès.

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Limogés puis arrêtés pour «enrichissement illicite» et «trafic d'influence», les cinq généraux-majors concernés par cette mesure de remise en liberté provisoire sont: Saïd Bey, ancien chef de la 2e région militaire, Habib Chentouf, ancien commandant de la 1ère région militaire, Abderrazak Chérif, ancien commandant de la 4e région militaire, Menad Nouba, ancien commandant de la Gendarmerie nationale et Boudjemaâ Boudouaouer, ancien directeur des finances du ministère de la Défense nationale.

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Pour rappel, le 9 septembre, depuis la wilaya de Tindouf, en Algérie, Tayeb Louh, ministre de la Justice, a réaffirmé la détermination de l'État algérien à lutter contre la corruption et les crimes financiers jusqu'à leur éradication de la vie publique. C'est ce qu'a indiqué l'Algérie Presse Service (APS), le 9 septembre.

Évoquant les moyens que l'État comptait se donner pour venir à bout de la corruption, M. Louh a annoncé la création d'un pôle pénal dédié aux affaires financières et «qui sera doté de tous les moyens humains et matériels nécessaires lui permettant de mener sa mission avec efficacité, dans la lutte contre la corruption, dans le cadre de la poursuite des réformes du système juridique visant l'amélioration de l'efficacité de cette lutte».

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