Affaire Khashoggi: l'ambassadeur saoudien revient aux États-Unis, selon les médias

© AP Photo / Virginia MayoJamal Khashoggi
Jamal Khashoggi - Sputnik Afrique
L'ambassadeur d'Arabie saoudite à Washington, Khaled ben Salmane, est retourné aux États-Unis, après avoir quitté le pays suite au scandale qui a suivi la mort du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au consulat du royaume à Istanbul, a indiqué NBC News.

Khaled ben Salmane, ambassadeur d'Arabie saoudite à Washington et frère du puissant prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane Al Saoud, est retourné aux États-Unis, pour la première fois depuis deux mois. La raison officielle est la nécessité d'assister aux funérailles de George H. W. Bush, Président américain de 1989 à 1993 décédé le 1er décembre à l'âge de 94 ans, a annoncé NBC News.

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Selon NBC, l'avion de Khaled ben Salmane s'est posé mercredi matin à l'aéroport international de Washington. Il n'y a pour le moment aucune information sur son intention de rester ou pas aux États-Unis après les obsèques.

La chaîne a rappelé que l'ambassadeur avait quitté le pays dans le contexte du scandale qui a suivi la mort du journaliste dissident saoudien Jamal Khashoggi au consulat du royaume à Istanbul.

Selon The Washington Post, la CIA avait précédemment conclu que c'était bien Mohammed ben Salmane qui avait ordonné l'assassinat de Jamal Khashoggi. Elle avait affirmé disposer d'un enregistrement sonore dans lequel le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane ordonnait de «faire taire» le journaliste, selon le quotidien turc Hürriyet.

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Jamal Khashoggi a été tué le 2 octobre au consulat saoudien à Istanbul où il s'était rendu pour effectuer des démarches administratives. Après avoir d'abord nié le meurtre, les autorités saoudiennes ont fini par reconnaître que l'éditorialiste avait trouvé la mort lors d'une opération «non autorisée». Plus de deux mois après sa mort, son corps n'a toujours pas été retrouvé.

21 suspects ont été arrêtés dans le cadre de l'affaire, selon le bureau du procureur général à Riyad. Onze de ces suspects ont été inculpés, et le procureur général a requis la peine de mort à l'encontre de cinq d'entre eux, accusés d'avoir «ordonné et commis le crime».

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