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Sclérose en plaques: des chercheurs canadiens sur la voie d’un traitement

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Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), plus de 2,3 millions de personnes sont aujourd’hui atteintes de sclérose en plaques (SEP), maladie auto-immune, dont il n'existe pas de traitement curatif à ce jour. Des dizaines d’équipes scientifiques à travers le monde œuvrent à en trouver.

Des médecins biologistes canadiens ont découvert dans l'intestin humain des cellules immunes capables de neutraliser des inflammations à l'intérieur du cerveau et de prévenir ainsi le développement de la sclérose en plaques (SEP), lit-on dans un article publié dans la revue scientifique Сell et portant sur les perspectives de cette découverte.

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«Si nous comprenons ce qui contraint justement ces cellules immunes à se comporter ainsi, nous aurons la possibilité de guérir la sclérose en plaques, en manipulant la flore intestinale. Une telle approche peut s'avérer plus simple et efficace que l'invention de médicaments qu'il faudrait encore obliger à pénétrer dans le cerveau», a déclaré Jen Gommerman, de l'Université de Toronto.

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La sclérose en plaques est une maladie auto-immune dans laquelle le système immunitaire attaque la gaine de myéline qui enveloppe les nerfs, ce qui perturbe la transmission des informations entre le cerveau et le corps. Ainsi, le système immunitaire, censé protéger l'organisme des agressions extérieures, attaque ses propres constituants. Il en résulte une dérégulation de l'immunité, une inflammation et une dégénérescence des nerfs.

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Les cellules immunitaires, en particulier les lymphocytes, entraînent la destruction de la gaine de myéline qui entoure et protège les prolongements (axones) des neurones. Les lésions sous forme de «plaques» sont dispersées au niveau du cerveau et de la moelle épinière. Elles provoquent des symptômes physiques et mentaux qui varient d'une personne à l'autre.

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À ce jour, il n'existe pas de traitement curatif. Il y a deux ans, les chercheurs de l'Institut de chimie bioorganique de l'Académie des sciences de Russie ont proposé le premier «vaccin» potentiel contre la sclérose en plaques. Ce vaccin apprend aux cellules immunes à ne pas attaquer le cerveau et à ne pas tuer ses cellules.

Quoi qu'il en soit, on ne comprend toujours pas pourquoi le système immunitaire commence à considérer le cerveau comme «ennemi».

Selon Jen Gommerman et ses collègues de l'Université de Toronto, il s'agit d'une destruction de la myéline par le système immunitaire ou d'une incapacité des cellules à la produire. Les chercheurs ont découvert que les cellules intestinales B (lymphocytes B), capables de produire des anticorps, pouvaient pénétrer dans le tissu nerveux et y neutraliser des inflammations.

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Par conséquent, si le transport de ces cellules vers le cerveau est perturbé ou si leur nombre est insuffisant, le risque de développement de la SEP augmente. Par contre, la multiplication de ces anticorps et l'accélération de leur migration dans le cerveau empêche l'inflammation du tissu nerveux et entrave la destruction de la myéline.

À présent, les scientifiques cherchent à comprendre quels processus dans l'intestin influent sur le nombre de «bonnes» cellules B et sur leurs migrations dans l'organisme, y compris sur des changements dans la composition de la flore intestine. Si de tels rapports existent effectivement, non seulement des infections et des à-coups dans le fonctionnement des gènes, mais aussi une alimentation incorrecte peuvent se trouver à l'origine de la sclérose en plaques.

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