Affaire Skripal: l'UE sanctionne les chefs du renseignement militaire russe

© AP Photo / Frank AugsteinLa police britannique à Salisbury
La police britannique à Salisbury - Sputnik France
Dans le cadre de l’affaire sur l’empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille à Salisbury dont le Royaume-Uni accuse les services secrets russes, les autorités de l’Union européenne ont imposé lundi des sanctions contre plusieurs responsables, dont le directeur et le vice-directeur du Service de renseignement militaire de Russie (GRU).

Le Conseil de l'Union européenne a introduit lundi des sanctions contre le directeur et le vice-directeur ainsi que deux officiers du Service de renseignement militaire de Russie (GRU). Les autorités européennes les accusent d’être impliqués dans l’empoisonnement de l'ex-agent double Sergueï Skripal et sa fille Ioulia à Salisbury le 4 mars 2018.

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Le communique publié sur le site du Conseil de l’UE précise que les personnes en question sont «responsables de la possession, du transport et de l'utilisation à Salisbury d'un agent neurotoxique».

Federica Mogherini, chef de la diplomatie européenne, s’est dit persuadée que la décision avait été prise «en vertu d’une base légale solide».

Rappelons que l'ex-agent double Sergueï Skripal et sa fille Ioulia ont été empoisonnés en mars dernier à Salisbury et retrouvés inconscients aux abords d'un centre commercial. Une semaine plus tard, la Première ministre britannique, Theresa May, avait accusé la Russie d'être derrière cet empoisonnement.

Le 5 septembre, le parquet britannique a formulé à l'encontre des Russes Alexandre Petrov et Rouslan Bochirov quatre chefs d'accusation, notamment ceux de tentative de meurtre sur les personnes de l'ancien officier Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, ainsi que sur celle du policier britannique Nick Bailey. La Première ministre britannique a affirmé que les deux suspects étaient des hommes du GRU sans pour autant présenter de preuves pour appuyer ces allégations.

À son tour, le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que les noms et photos des deux suspects russes ne prouvaient rien, et que l'enquête sur des crimes aussi sérieux exigeait une analyse scrupuleuse et une coopération très étroite entre les structures de maintien de l'ordre des deux pays.

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