Giuseppe Conte: «siège à l’Onu» pour l’Allemagne? Paris et Berlin «se moquent de nous»

© REUTERS / Fabrizio BenschFrankreichs Präsident Emmanuel Macron und Deutschlands Bundeskanzlerin Angela Merkel
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Le Président du conseil italien, Giuseppe Conte, n'a pas apprécié la détermination de Paris et Berlin pour que ce dernier obtienne un siège au Conseil de sécurité de l'Onu, estimant que les deux pays qui se sont entretenus mardi à Aix-la-Chapelle «se moquent de nous».

Après avoir récemment parlé d'une «amitié historique» entre Rome et Paris, le Président du conseil italien, Giuseppe Conte, a mis en cause les décisions actée dans le traité franco-allemands d'Aix-la-Chapelle. Précisément, il a critiqué dans un entretien accordé à Corriere della Sera l'aspiration de l'Allemagne à un siège permanent au Conseil de sécurité.

«Depuis le début des années 1990, nous avons soutenu l'idée d'attribuer un siège à l'Union européenne, et non à l'un de ses États membres. Mais, il y a quelques jours on s'est retrouvés confrontés à la signature du traité d'Aix-la-Chapelle entre Berlin et Paris. Un siège permanent pour l'Allemagne y est mentionné comme une priorité. Mais est-ce qu'on n'avait pas toujours dit qu'il serait donné à l'Europe? Mais alors vous vous moquez de nous.»

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Selon Giuseppe Conte, «on a pris l'Allemagne et la France en flagrant délit». «Le Conseil de sécurité de l'Onu est construit selon une architecture dans laquelle les droits de véto ont été attribués aux vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale. L'Allemagne a-t-elle gagné la Guerre mondiale ou l'a-t-elle perdue?», s'est par ailleurs interrogé M.Conte.

Précédemment, le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, a déclaré que, malgré des désaccords au sujet des migrants entre son pays et la France, les relations bilatérales restaient solides et amicales.

Ces derniers temps, de différents hauts responsables italiens se lancent dans une guerre de mots contre Paris. Le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, a ainsi fustigé les «leçons d'humanité de Macron», dont le gouvernement «a refoulé ces derniers mois des dizaines de milliers de migrants à la frontière avec Vintimille, femmes et enfants inclus».

Le vice-président du Conseil des ministres italien et dirigeant du Mouvement cinq étoiles (M5S), Luigi Di Maio, avait pour sa part appelé l'Union européenne à instaurer des sanctions à l'encontre des pays qui, selon lui, «appauvrissent l'Afrique» et sont ainsi à l'origine de la crise migratoire, la France figurant en tête de cette liste.

Le fossé entre la France et l'Italie s'est creusé durant l'été après que Rome a refusé d'accueillir des centaines de migrants sans papiers sauvés en mer.

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