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Crash de deux chasseurs-bombardiers Su-34: le pilote navigateur rescapé témoigne

© Sputnik . Dmitri Vinogradov / Aller dans la banque de photosSu-34
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Le navigateur de bord secouru après la collision entre deux chasseurs-bombardiers Su-34 le 18 janvier en mer du Japon a livré de nouveaux détails sur l'accident. Il a dit avoir ressenti un impact, après quoi l'avion a commencé à s'incliner. Au moment de l'éjection, le pilote navigateur a vu le parachute de son commandant - qui n'a pas été retrouvé.

«D'après le navigateur, le temps était nuageux. Pendant un certain temps il a observé l'avion patrouilleur. Puis il a regardé les instruments de bord avant de sentir un impact», a déclaré vendredi une source du ministère russe de la Défense cité par le site d'information Gazeta.ru

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Ce que l’on sait de la collision de deux Su-34 dans le ciel en Extrême-Orient
Cette source a ajouté qu'après la collision, l'avion à bord duquel se trouvait le pilote rescapé s'était incliné vers l'arrière avant de basculer sur l'aile droite.

Hier ont été organisées les obsèques des deux pilotes de l'un des Su-34 tués dans le crash, Alexeï Ovsiannikov et Alexeï Païdyganov. Les pilotes se sont emmêlés dans les éléments des parachutes, ce qui a entraîné leur mort selon les informations disponibles.

«Cela arrive lors des vols groupés pendant les exercices de formation. Non seulement en Russie, mais également dans d'autres pays. Cela dépend également de la qualification du personnel. Nous apprenons parfois aux pilotes ce type de vol groupé. Les avions sont très lourds — près de 30 tonnes — et volent à des vitesses avoisinant les 800-900 km/h. Il est très difficile de respecter les distances et intervalles minimaux. Dans des conditions météorologies difficiles, la visibilité est réduite. Des erreurs peuvent être commises en arrivant dans un nuage lors d'une réunion ou d'une séparation du groupe. En général, on constate des erreurs de pilotage ou de contrôle de la navigation aérienne quand les avions se visent mutuellement», résume le général Vladimir Popov, rédacteur en chef adjoint du magazine Aviapanorama.

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Le corps d'un troisième pilote retrouvé après la collision des Su-34 en Extrême-Orient
Et de souligner que les deux chasseurs qui se sont crashés pouvaient être en train de s'entraîner aux manœuvres de ravitaillement. Ce type d'exercices prévoit un rapprochement très étroit représentant un grand risque et nécessite une formation opérationnelle.

Rappelons que les deux chasseurs sont entrés en collision à environ 8 heures du matin, heure de Moscou, le 18 janvier, dans le ciel au-dessus du détroit de Tatarie. L'accident s'est produit à 35 km de la côte quand les appareils s'entraînaient à manœuvrer. Selon une source des structures de forces d'Extrême-Orient, la cause préliminaire du crash est une erreur de pilotage. Les avions se sont percutés au moment de leur retour à la base aérienne de Khourba (277e régiment aérien de bombardiers) près de Komsomolsk-sur-l'Amour. Il n'y a pas eu de panne.

Quatre pilotes sont impliqués dans l'accident. L'un d'eux a été sauvé, deux ont été tués, et le dernier est toujours porté disparu.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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