Assad explique pourquoi certains pays empêchent les réfugiés de rentrer en Syrie

© REUTERSBachar el-Assad
Bachar el-Assad - Sputnik France
La crise des réfugiés est une source de corruption qui profite à certains pays et organisations qui soutiennent les terroristes au lieu d’accorder une aide humanitaire aux personnes déplacées, a affirmé Bachar el-Assad cité par l’agence Sana.

Certains pays empêchent les réfugiés syriens de rentrer dans leur pays parce qu’ils craignent de perdre des sources de financement, a déclaré dimanche le Président Bachar el-Assad devant les responsables des conseils municipaux syriens.

«Les États intéressés par la question des réfugiés les empêchent de rentrer en Syrie… Ces dernières années, le grand nombre de réfugiés est une source de corruption. Cela profite aux fonctionnaires des pays soutenant les terroristes et aux responsables d'organisations censées envoyer une aide humanitaire qui, comme vous le savez, finit entre les mains de terroristes», a indiqué M.Assad dont l'intervention a été diffusée par l'agence Sana.

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Selon lui, la résolution de la crise des réfugiés «privera ces pays de leviers politiques et d’avantages matériels». Des tensions autour des réfugiés ont été artificiellement provoquées un an avant le début de la crise en Syrie, en 2010, a-t-il estimé.

«Un an avant la crise [en Syrie, ndlr], des camps de réfugiés ont fait leur apparition dans des pays voisins dont la mission était d’augmenter les souffrances humanitaires et le nombre des réfugiés afin d’en rejeter la responsabilité sur l’État syrien et de mobiliser l’opinion publique contre la Syrie», a noté M.Assad.

Le durcissement des sanctions contre Damas était aussi lié à cette politique, d’après lui.

«Nous ne permettrons pas à ces forces hostiles à Damas d’instrumentaliser les souffrances des réfugiés à des fins politiques», a poursuivi M.Assad avant d’inviter les Syriens qui ont quitté le pays en raison de menaces terroristes à y rentrer pour «contribuer à sa reconstruction après la guerre».

Le chef de l’État a aussi rappelé qu’en 2018 des dizaines de milliers de personnes étaient déjà rentrées en Syrie.

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