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Quand l'entre-soi masculin de la Ligue du LOL empoisonne Les Inrocks, enquête de Mediapart

© AFP 2021 Lionel BONAVENTURE Mediapart
Mediapart - Sputnik France
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Certaines méthodes de la Ligue du LOL, notamment le machisme et le harcèlement, semblent «avoir contaminé la rédaction» du magazine culturel Les Inrockuptibles, dont deux collaborateurs se sont avérés être membres de ce groupe, révèle Mediapart dans son enquête.

Peu après qu’il a été révélé que deux journalistes des Inrocks — David D., rédacteur en chef du service Web, et François-Luc D., son adjoint – faisaient partie de la Ligue du LOL, ce groupe Facebook fermé dont des membres ont harcelé en ligne plusieurs personnes, Mediapart a contacté vingt personnes travaillant ou ayant travaillé pour ce magazine branché pour faire la lumière sur l’ambiance.

«Le tableau qu’ils et elles dépeignent est effarant. La plupart d’entre eux ont demandé à rester anonymes. "Par peur des représailles", au niveau "professionnel" ou " personnel", nous ont confié plusieurs journalistes. Y compris parmi celles et ceux qui ont retrouvé du travail ailleurs», lit-on dans l’enquête du journal en ligne.

Les mots qu’une partie d’entre eux répètent ne sont autres que «peur», «intimidations», «humiliations», «un système de domination», «piques répétées», «entre-soi masculin».

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Certains se disent notamment avoir été victimes de harcèlement, de photomontages calomnieux et mentionnent des pratiques de flicage. Qui plus est, certains évoquent celle de la consultation des ordinateurs des collaborateurs.

«Les sources interrogées par Mediapart décrivent aussi une ambiance de "boy’s club" proche de celle parfois en vigueur à la Ligue du LOL, ou de "vestiaire de foot", où une certaine sociabilité masculine règne en maître, écartant de facto les femmes et les hommes n’entrant pas dans ce schéma», écrit Mediapart.

Contacté par ce média, David D. a affirmé «avec force n’avoir jamais commis les actes» décrits.

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