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La commission du Sénat énumère de très nombreux dysfonctionnements de la présidence Macron

© AFP 2021 Alain JOCARDAlexandre Benalla
Alexandre Benalla - Sputnik France
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La commission des lois du Sénat dévoile mercredi son rapport d'enquête sur l'affaire Benalla, du nom de l'ex-chargé de mission de l'Élysée soupçonné d'avoir menti sous serment, ce qui pourrait l'exposer à de nouvelles poursuites judiciaires. Il risque cinq ans de prison pour parjure, alors qu’il est incarcéré depuis mardi soir.

Depuis 8h heure de Paris, la commission des lois du Sénat est réunie ce mercredi sous la présidence de Philippe Bas pour prendre connaissance du rapport d'enquête de Jean-Pierre Sueur et Muriel Jourda sur l'affaire Benalla et ses conclusions qui doivent être soumises à ses membres en fin de réunion.

Alexandre Benalla a été placé en détention mardi soir pour ne pas avoir respecté son contrôle judiciaire dans l'enquête sur les violences du 1er mai 2018 à Paris qui lui a valu d'être mis en examen.

À 11h, les conclusions ont été rendues publiques au cours d'une conférence de presse. La décision finale de saisir ou non la justice reviendra au Bureau du Sénat.

Les sénateurs de la commission d'enquête doivent décider à cette occasion de l'opportunité de saisir la justice pour faux témoignage d'Alexandre Benalla devant les élus, notamment sur la question des passeports. Un délit puni jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.

Pour rappel, celui qui avait d'abord indiqué à Mediapart qu'il s'agissait d'un photomontage, a ensuite déclaré aux juges d'instruction qu'il ne s'agissait que d'un «pistolet à eau». Selon BFM TV, se référant à Tracfin, ce qu'il dit être un «pistolet à eau» serait en fait une arme bien réelle. Une semaine avant de poser armé sur une photo, Alexandre Benalla s'était rendu dans une armurerie parisienne.

M. Benalla et Vincent Crase, ex-employé de LREM et ex-gendarme réserviste en fonction à la présidence de la République, sont aussi soupçonnés d'avoir menti sur le contrat de sécurité privé négocié avec un oligarque russe, Iskander Makhmudov. Mediapart avait affirmé qu'un «contrat russe» de 300.000 euros avait été passé entre Mars, la société de Vincent Crase et le Russe Iskander Makhmoudov, sans preuves directes. Ce média a publié de nouveaux faits à ce sujet, impliquant directement Benalla, qui avait nié y être lié devant le Sénat, et portant cette fois sur plus de 2 millions d'euros.

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